I.'E l'LUSlElKS TÉMOliNS
de s'y trouver régulièrement. A peine eut-il été aperçu de la reine, qu'elle lui dit :
u A propos, monsieur l'assesseur, avez-vousvu mon frère? » Swedenborg répondit que non, et la reine lui répliqua : « Si vous le rencontrez^ saluez-le de ma par t . En disant cela elle n'a\ait d'autre intention que de plaisanter et ne pensait nullement à lui demander lu moindre instruction touchant son frère. »
Arrêtons un instant le capitaine. Certes sa lettre porte un bon cachet ; mais \oilà déjà, de compte fait, six erreurs où il tombe dans dix lignes, avec « ses plusieurs témoins de distinction : »
1^ Ce n'est pas en 17o8 que la chose s'est passée; Swedenborg, pendant cette année, n'a pas quitté Londres où il imprimait cinq OLiyrages ; c'est trois à quatre ans plus tard.
2'' Swedenborg, qui voyageait sans cesse et passait plus de temps en Hollande et en Angleterre qu'en Suède, publiant beaucoup et écrivant davantage, n'allait pas réguUèrement à la cour.
3° 11 fallut que le comte de Scheffer allât rengager à s'y rendre contre son ordinaire.
• 4** La demande prêtée à la reine, A propos avez-vous vu mon frère, n'a pas été adressée à l'assesseur. Elle n'aurait pu l'être qu'après une commission donnée, et la commission qui avait été donnée, ce que le capitaine ignore, n'a pas été suivie du tout de cette interpellation. Swedendorg et la princesse disent que, loin d'être interpellé, il a fallu que Swedenborg priât la reine de l'entendre en particulier. Et personne, pas