ERREURS
même le sénateur garde-porte n'a pu entendre leur entretien, ce jour-là.
5° La reine avait si bien le désir d'avoir un renseignement sur son frère que ce fut là le véritable nœud de toute l'affaire. Et ignorer cette circonstance, comme cela arrive au capitaine et aux personnes de distinction qui étaient iwésentes^ suivant lui, c'est ne rien comprendre du tout à ce qui s'est passé réellement.
6° Personne ne fut présent à ce qui fait l'intérêt du drame, à la commission donnée. La reine et Swedenborg sont d'accord là-dessus : la commission a été donnée dans une embrasure de fenêtre où la reine avait conduit l'assesseur eri présence discrète du roi et de Scheffer. Yoilà tout un ensemble de faits que le capitaine ignore.
Maintenant rendons-lui la parole.
(( Huit jours après, et non pas vingt-quatre heures après, ni dans une audience particulière, Swedenborg vint de nouveau à la cour, mais de si bonne heure que la reine n'avait pas encore quitté son appartement appelé la chambre blanche^ où elle causait avec ses dames d'honneur et d'autres femmes de la cour. Swedenborg n'attend pas que la reine sorte; il entre directement dans son appartement et lui parle bas à l'oreille. La reine, frappée d'étonnement, se trouve mal et a besoin de quelque temps pour se remettre. »
Autre foule d'erreurs. La reine et Swedenborg nous apprennent que, loin de causer encore avec ses femmes dans son appartement réservé, quand vint Swedenborg, la reine était au jeu, au salon où se trouvaient les hommes ; que, loin d'aller droit à la reine pour lui dire à l'oreille ce qui la fit se trouver mal, il lui demanda un