LE NOUVEAU CODE
pour assurer le triomphe de sa doctrine. Quant à la part qu'il prit à cette nouvelle Jérusalem , elle est d'autant mieux expliquée que c'était là précisément sa mission.
A la doctrine sur le Seigneur succéda^ encore à Amsterdam et la même année, la Doctrine sur V Ecriture sainte^ que Swedenborg tenait si vivement à présenter sous son point de vue. Je l'ai déjà fait connaître suffisamment en exposant son système d'interprétation spirituelle. Mais je dois ajouter ici que les saintes Écritures de Swedenborg ne sont pas le recueil complet des textes sacrés de l'Église chrétienne. Suivant Itii le vrai sens de ces textes, c'est le sens interne ou spirituel, et non pas le sens externe ou littéral. En vertu de ce principe, il retranche donc du saint code tous les livres « qui n'ont pas de sens interne )> : celui de Ruth, de Job, le Cantique , les Proverbes et l'Ecclésiaste de Salomon , les Apocryphes et la totahté des Épîlres apostohques.
La Doctrine de la nouvelle Jérusalem sur la foi se rattache au traité du Seigneur et au traité de l'Écriture sainte : il en forme le corollaire naturel. Les éditeurs français ont eu raison de les réunir tous en un seul et même volume avec le traité de la Vie^ sous ce titre commun : Les quatre Doctrines. Ceux qui ne veulent pas aborder l'exposé très-complet donné plus tard par Swedenborg de l'ensemble de sa doctrine, trouvent là, sous la forme la plus simple, tout ce qu'il leur importe de connaître poursuivre la marche de sa pensée.
Je passe à l'objet du traité de la Vie,
La nouvelle Jérusalem était annoncée et inaugurée en idée, sinon créée et installée en réalité, à la suite du jugement qui condamnait l'Église acluelle^ en 1757.