‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 141 sur 269 · DOCTRINE DE LA VIE · texte numérisé non relu

DOCTRINE DE LA VIE

Pour assurer un bon accueil à celte nouvelle Église, lors de son avènement, et pour faciliter ses premiers pas ou sa naissance môme, il convenait, après avoir esquissé les premiers éléments de son dogme, de faire connaître ses principes de morale.

Tel fut l'objet de la Doctrine de la vie pour la nouvelle Jérumlem^ c'est-à-dire du plus joli des traités publiés à Amsterdam. Car, il faut le dire, il ne se conçoit rien de plus ferme ni de plus droit que cette morale déduite du Décalofjue de Moïse et assise sur cette maxime, que la vie de la Religion est de faire le bien. En effet, grâce à son système d'interprétation, le texte sacré se prête ici, sous la plume privilégiée de Swedenborg, aux plus purs préceptes et aux plus sublimes conseils que puisse donner un moraliste évangélique. Toute sa morale est dominée par cette idée favorite de l'auteur, Y amour du prochain ou X activité de la fraternité humaine. Car (( partout où règne ce que l'Évangile appelle la charité , règne aussi la foi ; avec la première disparaît aussi la seconde. C'est donc la première qui est la plus importante des deux. »

On se rappelle que telle est la doctrine de saint Paul, qui, d'entre les trois vertus, la foi, l'espérance et la charité, met aussi la dernière au-dessus des deux autres. L'autorité de saint Paul, dont les textes ne sont pas classés dans le canon de Sw edenborg, n'est pas citée par lui, il est vi'ai; c'est au contraire celle de Moïse qui le guide ; mais c'est réellement l'esprit de l'Évangile qui souffle dans toutes ses pages.

La cinquième de ces publications savamment préparées et bien calculées pour les desseins de Swedenborg,

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