‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 142 sur 269 · LE JUGEMENT DERNIER · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT DERNIER

est celle de toutes qui fait le mieux connaître l'intérêt personnel qui animait l'auteur ; et pour cette raison nous aurions fmi par là notre énumération, si nous n'avions voulu suivre l'enchaînement logique plutôt que les dates.

Ayant appris à l'humanité surprise que le jugement ou plutôt la condamnation de V Église actuelle avait eu lieu dans le monde spirituel, il fallait encore lui en démontrer la réalité; il fallait aussi faire voir d'une manière claire et nette ce que le monde et l'ÉgUse avaient été auparavant et ce qu'ils sont devenus depuis.

Tel est l'objet du traité intitulé Continuation sur le jugement dernier.

Il a été facile de tout temps de dépeindre l'état de l'Éghse avec assez de tristesse. En principe elle est l'humanité soumise à la discipline de l'Évangile ; mais en fait c'est l'humanité rebelle à cette sainte direction. Elle manque toujours trop de ce que Swedenborg lui reproche beaucoup, de foi; mais ce n'est pas toujours par la seule raison qu'il en donne, le défaut de charité. Ce défaut est très-commun, sans doute, mais le manque de lumières ne Test pas moins. C'est avec beaucoup d'aisance, mais est-ce avec assez de raison et de circonspection que Swedenborg résume en ces mots l'état de l'Éghse en 1757 : « Avant que le jugement dernier eût été fait sur eux, la communication entre le ciel et le monde avait été en grande partie interceptée ? »

S'il fallait un jugement toutes les fois que ce fait a lieu en grande partie, il y en aurait un en permanence.

Swedenborg ajoute vite, que par le jugement la communication a été rétablie; mais il le montre mal. En effet, par quels faits le prouvc-t-il?

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