‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 153 sur 269 · LE JOURNAL · texte numérisé non relu

LE JOURNAL

détails sur les habitants de rautrc monde, je partage bien à cet égard Tavis du plus éminent de tous les amis de Swedenborg, du comte de Hœpken, je pense que la \'ie et les écrits de Tauteur n'auraient rien perdu par l'absence de ces révélations et de ces visions. En efTct, les unes sont fort curieuses, mais les autres de peu d'intérêt, même l'entrevue avec Aristote et avec Newton. Puis un grand nombre en sont de nature à choquer ou à ébranler la foi bien plus que les plus belles ne sont propres à l'éclairer ou à la fortifier; par exemple, les entrevues avec David, saint Paul, Sixte Y, Ignace de Loyola, saint Xavier, Louis XIYet Cartouche. Mais la question est jugée. Ces documents sont là; et ils ne le sont pas par nous : il faut les accepter pour ce qu'ils se donnent ou pour ce que la saine critique peut les prendre. Or, tels qu'ils sont, je serais à même de réaliser par un coup de baguette le vœu de l'illustre président du conseil des ministres comte Hœpken, que je n'en ferais rien. L'importance de ce Journal est pour moi dans deux choses, non pas étrangères à ces personnalités et indépendantes d'elles, mais d'une tout autre nature : l'immense richesse de leçons morales, d'idées et de théories psychologiques qu'il contient. Ajoutez-y les sincères indications qu'il nous livre, si rares qu'elles soient, sur l'état véritable de l'âme ou de l'esprit de l'auteur luimême. En effet, son organisme individuel, sa vie à part, ses étranges facultés et la façon si extraordinaire, si anormale dont elles fonctionnent, sont pour moi des questions pour la solution desqueUes son /oz/r?2r//a plus d'importance encore que pour la solution des questions de psychologie et d'éthique générale.

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