‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 154 sur 269 · LES CLASSES · texte numérisé non relu

LES CLASSES

Toutefois, je dois signaler la richesse de ces études morales qui s'étendent sur toutes les questions capitales et toutes les classes de la société auxquelles s'intéressait le savant et le gentilhomme. D'ordinaire, il procède à ces observations morales par catégories et par classes de gens à éclairer sur leurs fautes et leurs travers. 11 reprend les jj/iilosophes lancés dans de fausses voies, ou les prêtres égarés par l'intolérance ; il tâche d'ouvrir les yeux aux ambitieux et d'alarmer les coquettes ou celles qui sont au-dessous des coquettes ; il relève les torts des critiques^ stigmatise les Jnjpocrites et flétrit les hommes lier es au désordre des sens. Et il ne craint pas de revenir souvent sur ces catégories. Mais ce qu'il aime encore mieux, c'est de procéder par ordre de matières et de peindre les divers genres de vices, la volupté^ Y adultère^ V avarice, V ambition, les vaines fantaisies , en un mot toutes les erreurs de conduite et toutes les erreurs de pensée. Ici non plus il ne craint de revenir sur les mêmes questions tant que tout n'y est pas vu et dit; et s'il y a quelque chose à regretter dans les pagesqui y sontconsacrées, cène sont pas tant ces répétitions que les vivacités d'expression ou de couleur que le moraliste aime à jeter sur certains sujets, et en particulier sur l'amour coupable, sur la coquetterie et les penchants lascifs, sur l'adultère enfin, cette plaie si béante et si saignante des mœurs du temps, et dans le Nord plus qu'ailleurs.

En philosophie , ce qu'il aime avant tout, ce sont les questions de religion et celles de psychologie. Les premières, il les rattache toujours à ses études des textes sacrés, mais toujours avec une entière indépendance, prenant pour guide et pour flambeau de sa pensée sa

Page 1