‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 173 sur 269 · CATÉCHISÉ · texte numérisé non relu

CATÉCHISÉ

termes , qui montrent sur quoi portaient les doutes du prélat :

«Je puis affirmer, par les choses les plus saintes, que le Seigneur s'est manifesté à moi, et qu'il m'a envoyé pour faire ce que je fais ; qu'il a ouvert l'intérieur de mon intelligence, qui est mon (véritable ? ) esprit, afin que je voie les choses du monde spirituel, et que j'entende ceux qui s'y trouvent. Et cela (a lieu) depuis vingtdeux ans. Pour que cela soit cru, il n'est plus besoin désormais de s'en rapporter à une affirmation ; quiconque a de l'intelligence peut s'en assurer par la lecture de mes écrits, et surtout de V Apocalypse rérélée. Voilà mes témoins. Qui a su, avant cela, quelque chose (de positif) sur le sens spirituel de ia parole sainte ? Oui, du monde spirituel? Qui, du ciel et de l'enfer, de la vie après la mort ? Ces choses et plusieurs autres seront-elles toujours cachées aux hommes? Si elles sont dévoilées maintenant quelque part, c'est dans le sein de la nouvelle Église, qui est la nouvelle Jérusalem. Ceux qui en sont les savent ; les autres les sauront (un jour) ; mais tant qu'ils ne croiront pas, ils ne les sauront pas. Ces ouvrages se vendent à Londres, etc.

c( Portez-vous bien et soyez bienveillant pour votre dévoué E. Swedenborg. »

Écrite à un prélat, cette lettre ^du 23 septembre] était un peu magistrale; elle était surtout un peu sèche pour un traducteur et un ami. Oetinger n'en fut ni ému ni décontenancé ; il répliqua immédiatement et demanda au Voyant quelles étaient les preuves qu'il pouvait fournir de sa mission?

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