‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 194 sur 269 · LONDRES · texte numérisé non relu

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phie, le savant Hampe, qui avait été précepteur de George II; un docteur en théologie , philosophe aussi, Harlley, curé de Winwick et traducteur de plusieurs de ses écrits; un docteur en médecine, Messeter; le consul de Suède, Christophe Springer, qui devait plus tard transmettre à Pernety des renseignements si curieux sur son illustre ami. Il aimait aussi singulièrement son imprimeur Ilart et sa famille , à laquelle il dit très-franchement, quand elle lui annonça la mort de son chef : c( Je le sais très-bien, car je rai vu dans le monde spirituel , pendant que j'étais en Hollande (indiquant l'époque), et aussi pendant ma traversée sur le paquebot. »

Aussitôt son arrivée à Londres, il mit sous presse son Traité des Rapports ou du commerce de l'âme avec le co7'jjs, un de ses meilleurs écrits. Nous avons dit les sérieuses études de physiologie qu'il avait faites sur cette question. Plus pendante-que jamais depuis Thypothèse de l'harmonie préétablie, Swedenborg l'avait déjà abordée ou effleurée plusieurs fois. Ce fut pour l'approfondir qu'il la traita ici d'une façon spéciale. A son double point de vue de physiologiste et de théosophe, il avait à quereller sérieusement Leibnitz, qui s'était si largement donné le noble droit de critiquer les hypothèses de ses prédécesseurs et celui d'en produire de nouvelles. Mais peut-être Swedenborg se rendit sa tache trop facile. Une question oùla philosophie avait échoué si complètement demandait un examen plus approfondi, une discussion plus serrée et des solutions plus nouvelles. Celles de Swedenborg, quoiqu'il se montre anatomiste et physiologiste très-supérieur à Leibnitz,

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