GROSSISSANT
la plupart des membres du clergé. » 11 ne s'en inquiète pas toutefois. « Les clameurs ne font aucun mal: C'est la fermentation^ dit-il, qui sert à purifier le vin. J'ai bien été informé des menées des députés à rassemblée cléricale de la Diète ; mais je n'ai pas voulu faire un seul pas pour défendre cette cause , sachant bien que le Seigneur défend lui-même son Église. »
Cela est modifié encore par une autre de ses lettres, où il nous apprend qu'une commission fut nommée par le clergé ; mais qu'il ne lui fut pas permis de se présenter pendant qu'elle délibérait et que tout fut agité clandestinement. Ce ne fut donc pas de propos délibéré qu'il s'abstint de toute démarche. Au contraire, sa conduite est ce qu'eut été celle de tout autre. C'est sa mémoire qui fut en défaut après coup.
Continuant toutefois à exposer sa tranquillité inaltérée au docteur Beyer, qui avait besoin de ses bons exemples, il lui écrit :
a Eu outre, un ange m'a dit de la part du Seigneur que je puis me reposer en toute sécurité sur mon bras pendant la nuit, k cela il ajoute : a La nuit signifie V obscurité dans laquelle le monde est plongé maintenant pour tout ce qui se rapporte à l'Église. »
Loin de faiblir ou de baisser le ton pour désarmer les colères, S\\edenborg s'irrita et devint trop vif. Dans cette même lettre , son langage sur les partisans du dogme de la justification par la foi et sur leurs théologiens, qu'il qualifie de Draconiques [sectateurs du vieux Dragon], étonne de la part d'un vieillai'd qui touche aux extrêmes limites de la vie humaine. Le doyen de Gothenbourg , poussé par le corps qu'il présidait en l'absence