‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 248 sur 269 · DES CHAPELLES · texte numérisé non relu

DES CHAPELLES

de Pasqiialis et de Saint-Martin. Lorsqu'en 178o on débattit à Paris et à l'Académie des sciences la grande nouveauté du jour, le magnétisme animal , le marquis de Thomé intervint dans la discussion pour célébrer le nom de Swedenborg et lui revendiquer l'honneur de cette découverte, qu'il aurait entrevue et indiquée, dit-il, dès 1720. Thomé produisit nombre de passages des écrits du grand minéralogiste pour prouver qu'on les exploitait et s'en appropriait la science sans lui faire l'honneur de les citer, genre de vol à l'amiable qui est encore notre péché mignon. Si l'ardeur des démonstrations de Thomé ne convainquit pas les commissaires, elle attesta du moins l'enthousiasme de l'adepte, et donna dans Paris du retentissement au nom de Swedenborg. [V. Journal encyclopédique ^ t. Yl, partie ii, page 310, année 1785.]

Le marquis de Thomé ne borna pas là son zèle : Mercier, dont la légèreté est connue, ayant dit dans son Tableau de Paris^ que les Mariinistes étaient Swedenhorcjiens, il protesta avec beaucoup d'énergie. « On ne peut pas être plus mal instruit de la vérité que ne l'est Mercier, dit-il ; et il n'est pas juste qu'à l'étranger on soit égaré par son assertion. Rien n'est plus faux. La science de Swedenborg est large et toujours appuyée sur le raisonnement^ tandis que les Martinistes [les Martinézistes) ne s'appliquent quà voiler leurs mystères. »

L'Angleterre, que le Voyant avait tant flattée dans la Suite du jugement dernier, alla plus loin que tout autre pays dans son enthousiasme pour Tillustre Suédois. Le zélé Chastanier y était secondé par un autre ami de Swedenborg, le conseiller de commerce Sprin-

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