‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 27 sur 269 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Voyages d'exploration en Suède, en Hollande et en Allemagne. — Nouvelles puMications. — Théorie du magnétisme naturel. — La chaire de Celsius refusée. — Membre de l'Académie d'Upsul. — Relations avec le duc de Brunswick : la médaille d'or et la coupe d'argent. — Membre de l'Académie de Stockholm.

A peine Swedenborg avait-il reçu des mains de la reine Éléonore-Ulrique son diplôme de l'ordre équestre, que cette princesse, si empressée de rendre à la Suède ses anciennes libertés, se hâta d'abdiquer entre les mains de son époux l'exercice d'un pouvoir partagé avec le conseil de l'empire, et où la voix royale n'avait que ce seul privilège de compter pour deux. On a cru que cette circonstance a pu ôter à Swedenborg toute idée de poursuivre une carrière purement politique. Mais d'abord il n'a jamais eu des vues de ce genre. En second lieu, la reine, qui avait la volonté très-ferme et dont l'autorité personnelle demeura grande au point que Norberg n'imprima pas une page de son histoire de Charles XII qu'elle n'eût revue, aurait eu assez de crédit près du roi pour assurer l'avancement d'un homme distingué. xMais Swe-

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denborg, dans cette phase de sa vie, voulait vivre essentiellement pour la science, et il s'y livra avec toute cette vivacité qui se traduit si volontiers en productivité.

En 1720, il perdit sa mère, qui est trop peu citée dans ses pages, et dont la mort ne paraît avoir suspendu aucune de ses activités. Pour son père, ce fut, ce semble, une plus grande perte que pour lui.

Il fit, dans les années 1720 et 1721, des visites approfondies dans les mines de la Suède , et ne tarda guère à en publier les résultats. En effet, partant pour l'exploration des mines d'Allemagne, dès 1721, il alla par Copenhague et par Hambourg se faire imprimer à Amsterdam. Yille de commerce en hbrairie comme en toutes choses , la florissante Amsterdam imprimait volontiers les œuvres de quelques illustres étrangers un peu embarrassés de trouver dans les lois de leur pays la tolérance qu'il leur fallait. Swedenborg n'était pas dans ce cas. Écrits en latin, ses ouvrages scientifiques pouvaient s'imprimer partout ; mais soit prédilection, soit combinaison commerciale , Amsterdam fut, après Londres, celle des villes étrangères où il aimait le mieux à faire paraître ses productions. Il y publia, cette année même, cinq traités, les uns de théorie générale, les autres d'appUcation, tous estimés. Ce furent le Prodrome des princijoes de philosophie naturelle; les Observations et Découvertes sur le fer et le feu; une Nouvelle méthode pour déterminer sur terre ou sur mer les lon- (jitudes fjéographiques des lieux; \ Art de construire les docks et une nouvelle méthode pour la construction des digues; Y Art d apprécier la force mécanique des navires.

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