LA GROTTE DE BAUMANN
D'Amsterdam, Swedenborg se rendit à Aix-la-Chapelle, Liège et Cologne, pour visiter les mines et les usines de ces contrées.
De là, poursuivant de nouvelles publications, il se rendit à Leipzig, où il fît imprimer ses trois volumes de Mélanges cF observations sur les minéraux^ le feu et les gisements des montagnes^ 1722.
Il visita ensuite les mines de la Saxe , et , arrivé à Hambourg, il ajouta aux Mélanges un quatrième volume où il s'expliqua principalement sur le fer et sur les stalactites de la fameuse grotte de Baumann. Cette dernière, on le sait, est toujours l'une des plus instructives curiosités des montagnes du Harz, et naguère encore tout étudiant bien inspiré de l'université de Gœttingue, allait le sac sur le dos la visiter pendant les vacances de la Pentecôte. Il courait de là à Rosstrappe ou au Saut-du-Cheval recueillir les riches légendes de ces montagnes. Puis il se faisait conter, entre le coucher du soleil et son lever, commencé à minuit , celles du Brocken, légendes où figurent les danses si célèbres et les sabbats si chers à ces prétendues sorcières qui y accouraient de tous les pays d'alentour, au risque de se faire brûler par autorité de justice pour les fautes imaginaires commises dans leurs fêtes chimériques.
On serait presque malvenu aujourd'hui, dans une vie de Swedenborg le théosophe, en parlant de ses beaux travaux de science, et pour nous, nous en parlerions mal ; mais il faut le dire, Tétonnante richesse des faits accumulés dans ses (( Observations » ne le cède qu'à l'élévation des principes ou des inductions que l'auteur en tire partout et à Tutilité des appHcations même les