LE DUC RODOLPHE
plus usuelles qu'il indique. Il nous y apprend qu'il avait été chargé par l'État d'examiner les côtes de la Suède afin d'en désigner les points les plus propres à l'exploitation du sel, et rien de plus pratique que son rapport sur cette belle mission. On y trouve aussi la substance ou le résumé de quelques entretiens que Swedenborg avait eus avec Charles Xll sur des questions qui intéressaient ce prince, plus capable d'instruction, sinon plus instruit qu'on ne pense communément.
De Hambourg, l'infatigable observateur retourna aux mines de Brunswick, de Gosslar, de la foret Hercynienne, du Hanovre et du Limbourg.
Dans cette excursion, dont l'illustre écrivain rend compte dans ses volumes, il trouva à Blankenbourg, près du duc de Brunswick, l'accueil le plus empressé et une générosité d'autant plus utile, que la Suède appauvrie était moins en état de faire des sacrifices notables pour l'indemniser. Le duc paya tous les frais de ce voyage et, à titre de souvenir, offrit au voyageur prenant congé de lui une forte médaille en or et une belle coupe d'argent.
Au bout de quinze mois consacrés à cette exploration, il reprit le chemin de Stockholm par Hambourg, Stralsund et Istadt.
D'après son confrère Sandel, qui prononça l'éloge académique de Swedenborg, cette absence aurait duré dix-huit mois. Les biographies anglaises pubhées par les hommes les plus versés dans ces questions, sont plus exactes. D'ailleurs, l'itinéraire de Swedenborg tranche la question dans ces mots : Cum annwn et très menses apud cxteros conmioratus fuissem^ a après