‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 64 sur 269 · LA RAISON · texte numérisé non relu

LA RAISON

surnarit ses doctrines fondamentales, ne prend avis que dans les saintes Écritures. Celles-ci sont interprétées, bien entendu , d'après les principes de Swedenborg , aux écrits de qui on renvoie à la fin du document ; mais dans le courant de l'exposé, seuls les textes sacrés sont cités, et il y est fait abstraction des écrits, de la mission et des visions de Swedenborg, de son nom même, aussi complètement que si de tout cela il n'avait jamais rien existé.

A la place de l'étroite prétention d'adhérer à un homme, de celle de le justifier ou de le mettre à la suite des grands écrivains du christianisme, il est, au contraire, deux tendances qui dominent tout dans ce document : c'est d'abord celle de présenter une doctrine tirée uniquement des textes sacrés ; c'est ensuite celle de la montrer conforme à la raison.

11 n'y a pas de meilleur moyen de satisfaire à la fois la vérité et la critique.

Les parts ainsi faites, la doctrine de Swedenborg dégagée de ses visions et sa mission divine dégagée de sa conception personnelle, en un mot sa personne ainsi rendue à la psychologie et à la critique, cette personne n'en demeure que plus intéressante. Mais il reste à résoudre ce problème , à savoir comment un tel homme est arrivé naturellement à un tel état, et s'il n'est pas plus facile et plus philosophique de déclarer cet état naturel que de le trouver surnaturel.

Examinons les temps et les esprits et voyons s'il n'y a pas dans la vie religieuse des générations contemporaines une exphcation naturelle de la métamorphose de notre théosophe.

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