‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 71 sur 269 · MADAME GUYON · texte numérisé non relu

MADAME GUYON

me faisait écrire des lettres auxquelles je n'avais guère de part que le mou\ement de la main. Et ce fut en ce temps qu'il me fut donné d'écrire par l'esprit intérieur, et non par mon esprit. »

Qu'on remarque cet esprit intérieur. Tout ce qui me distingue des autres^ disait Swedenborg, c'est que les yeux de mon esprit intérieur ont été ouverts. Mais remarquons toutefois une différence, ce Les yeux de mon esprit ont été ouverts^ » dit Swedenborg. Madame Guyon dit qu'elle écrivit par Y esprit intérieur^ et non pas par son esprit.

Autre nuance. Elle ajoute : a Ce qui nie fut donné alors comme essai m'a été donné depuis avec bien plus de force et de perfection , ainsi que je le dirai dans la suite. » Quant à Swedenborg, la dictée divine, c'est-àdire la vérité parfaite, lui est promise dès l'origine.

Je ne confonds pas Swedenborg, le plus savant des hommes et celui de tous qui se possède le mieux, qui mesure le plus ce qu'il dit et qui ne dit que ce qu'il veut, avec une femme peu instruite et très-parlante; mais veut-on voir jusqu'où vont les analogies, qu'on récapitule les divers privilèges de madame Guyon :

1° Elle parle avec son directeur le langage des anges, qui n'a pas besoin de sons articulés.

2^ Elle est en communication avec les saints.

3** Elle a des visions, jouit du vol d'esprit et de l'extase.

4'' Elle a des « intelligences de la communication qui eut lieu pendant la Cène entre Jésus-Christ et saint Jean ; et ses intelligences n'étaient pas des idées ou des hypothèses, mais des intelligences d'expérience. »

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