‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 74 sur 269 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Ce qui distingue Swedenborg de ses prédécesseurs el de ses contemporains. — Les visions de l'abbé Fournie el les siennes. — Son étal habituel. — Ses antipathies pour les mystiques. — S^n rationalisme en rehgion, en morale et en politique.

Pour caractériser le milieu extraordinaire dans lequel tomba la jeunesse de Swedenborg, j'ai pris les faits les plus saillants que présentent la théosophie et le mysticisme de l'époque. Il était plus facile de grossir la liste des faits que de la réduire. J'en ai écarté de fi^appants. Je n'ai parlé ni de Georges Fox, qu'à l'âge de dix-neuf ans une \ision divine investit de la mission d'être le berger d'un nouveau troupeau et qui en eut un très -considérable, auquel il fit part de ses révélations et duquel il chassa les démons et guérit les malades. Je n'ai pas parlé de John AYesley, qui chassa aussi les démons et rivalisa avec le comte de Zinsendorf dans le grand art d'enchaîner le sentiment mystique à des règles très-méthodiques. Je n'ai pas même parlé du plus illustre des disciples de Jacques Boehme, de ce singulier général Gichiel, qui, à genoux dans son cabinet, battait les armées de Louis XIV

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