DEUX QUESTIONS
de tous les autres hommes : car parmi eux Swedenborg n'a pas de maître.
C'est là ce qui, à ses yeux, explique sa mission et la justifie. Mais personne ne comprendrait mieux que lui, le rationaliste, s'il vivait de nos jours, qu'après deux ou trois générations , les affirmations d'un homme et les circonstances où Dieu l'a mis, ne sont rien aux yeux de la raison ; qu'il n'y a que l'œuvre réellement accomplie quijubtifie une mission affirmée, et qu'il n'est que la doctrine qui la rende légitime.
Comment Swedenborg a-t-il accomph la sienne? comment a-t-il interprété les textes sacrés?
Cela seul importe aujourd'hui et plus que la manière dont il dépeint ce qu'il a vu et entendu dans les cieux et les enfers.
Il a eu vingt-sept ans pour cela; qu'a-t-il fait et écrit pendant ce long espace de temps, long pour un Yoyant?
Et ce qu'il a écrit, que vaut-il?
Ajoutons toujours et partout cette question à la première.