‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 88 sur 269 · BUNSEN ET LE VOYANT · texte numérisé non relu

BUNSEN ET LE VOYANT

Dieu lui-même. En effet, Swedenborg, son journal le montre, fait partie du ciel. On l'y attend, on l'y appelle, il s'y sent chez lui , il y joue un grand rôle. Telle est désormais sa \ie que le ciel le prête à la terre plutôt que la terre ne le prête au ciel.

Le titre des Arcanes célestes promet une grande familiarité avec le ciel et même avec les enfers , et il faut l'examiner en détail pour ne pas se faire de la nature du livre une idée fausse. Ce ne sont pas les arcanes de la magie, de la nécromancie ou de l'astrologie au service des sciences occultes qu'on y expose, ce sont les mystères du ciel dévoilés d'après l'Écriture sainte. En effet, le véritable objet de ce long travail est de démontrer que la mission de l'auteur est nécessaire, qu'elle doit faire connaître le sens interne et spirituel de la parole de Dieu, que le sens littéral et naturel des deux premiers livres et du dernier des saintes Écritures doit être traduit mot à mot en son sens correspondant , intérieur et spirituel. Quand le baron Bunsen dit, il y a quelques années, que l'exégèse de Swedenborg était la plus ambitieuse et la plus renversée^ et qu'il proposa de traduire la Bible de la langue sémitique en style japhétique, il se doutait peu qu'il copiait l'illustre Voyant en sens inverse.

Mais n'est-ce qu'un commentaire de quelques textes hébreux que les Arcanes nous offrent?

Non, il y a autre chose que ce que fournissent les textes sacrés, interprétés par Swedenborg d'après le sens spirituel. L'auteur ne veut pas qu'on se trompe à ce sujet, et il ajoute expressément, au titre de;'son livre, ces mots : Ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des Esprits et dans le ciel des ange^.

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