‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 95 sur 269 · LE JUGEMENT · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT

la terre ; et que par le Ciel on n'entend pas le ciel visible, ni par la Terre, la terre; mais qu'on entend l'Église du Seigneur et que, par le jugement dernier, on entend le dernier temps de l'Eglise... »

« Le jugement de la très-ancienne Eglise arriva par le déluge ; celui de V ancienne Eglise^ à la dispersion (de Babel) ; celui de Y Eglise représentative, à la captivité des dix tribus et à l'avènement du Seigneur, w

« Le jugement dernier de Y Eglise actuelle.., est ce qu'on entend dans l'Apocalypse par le nouveau Ciel et la nouvelle Terre. »

Dès lors, on le voit bien, le jugement dernier auquel assiste Swedenborg est tout à fait autre chose que ce qu'on comprend communément sous ce mot : ce n'est que la condamnation ou la destruction de VEglise actuelle. Or, il fallait bien que l'Église actuelle fut détruite ou du moins jugée et condamnée, pour faire place à celle qui devait lui succéder, la nouvelle Jérusalem.

Voilà le jugement dernier dans le sens et dans le système de Swedenborg. En effet, c'est bien une double métamorphose , mais un fait tout moral où n'entre aucune espèce de catastrophe physique, qu'il décrit dans son traité du Jugement dernier et de la Destruction de Babylone^ qu'il publia à Londres en 1758.

Dès la fin de 1757 ou dans les premiers mois de 1758, Swedenborg s'était rendu en Angleterre pour la publication d'une série de traités qui offraient les développements des Arcanes, terminés en 1756, et exposaient les grandes révélations qui étaient venues les confirmer en 1757, celles du jugement dernier. Il avait à en

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