‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 108 sur 179 · C0LL1N · texte numérisé non relu

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licat. — 11 aimait beaucoup eu breuvage. Nous causâmes pendant près de (rois heures, principalement sur la nature des âmes humaines, et leur eut dans le monde invisible, discutant les principales théories psychologiques émises par différents auteurs. . . 11 affirma positivement, tumnir ii rutiïéi|ue)];n]uiit dans te; em rages, qu'il vivait en rapport arec les esprits (les défauts. »

M. Collinliii exprima le désir d'avoir par lui une entrevue avec son frère, mort il y avait quelques mois. Swedenborg lui demanda le motif du ce désir, le trouva bon mais insuffisant, n'ayant pour but qu'une satisfaction de tendresse fraternelle ; il déclara que , s'il se fut agi de quelque intérêt majeur, spirituel ou temporel , il eut demandé aux anges, qui règlent ces matières, la permission nécessaire pour l'entrevue.

L'étudiant trouva cela si juste qu'il n'insista pas, et ne s'ingénia pas à improviser ce qui était si facile, un intérêt un peu majeur. Swedenborg le charma d'ailleurs par ses belles manières.

« Il me montra son jardin, qui renfermait un édifice agréable dont une aile était une sorte de temple, où il se retirait souvent pour la contemplation. »

On se rappelle qu'à Londres, dès avant iliS, Swedenborg s'était réservé une chambre pour ses méditations.

« La construction de cet édifice, sa douce et religieuse ( ! ) lumière, y étaient en effet très- favorables. »

« Nous nous séparâmes dans les termes de l'amitié et il me chargea de présenter de sa part au docteur Celsius (d'Upsal; un bel exemplaire île sou Apucaù/psa révélée, nouvellement publiée à Amsterdam. »

11 est peu de documents qui nous montrent mieux que

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celui-là avec quelle complète attention tout était ordonné dans la vie de cette ame sereine et avec quelle simplicité Swedenborg parlait de ses méditations, de ses visions, de ses habitudes spirituelles, de son intimité avec les anges, qui règlent ces mu lierez. Ajoutons, qu'on y voit quel haut prix il attachait à son œuvre, la fondation de la

Quinze jours après son arrivée à Stockholm, il enlrelii ni de. ut.; sujet, qui ur.'ijuiLlail jais s;i [îcii=ée, deux de ses plus savants amis, le docteur lieyer et le prélat Oetingcr.

Sa lettre au premier est intime et douce comme le demeura toujours leur correspondance. Elle nous apprend que le professeur de grec préparait un recueil de discours propres à répandre la nouvelle doctrine. Swedenborg offre son denier pour l'œuvre et ses conseils pour le choix des morceaux. « Je présume, écrit-il à Eeyer, que vous userez de toutes les précautions nécessaires dans cet ouvrage ; le temps n'est pas encore arrivé où les choses essentielles de la nouvelle Église pourront être adoptées. Le clergé, qui s'est forcément confirmé dans les domines de l'université (d'Upsal), sera difficilement convaincu. »

« En outre, le nouveau ciel chrétien, d'où doit descendre la nouvelle Jérusalem envoyée pur le Seigneur, n'est pas encore parfaitement établi. »

Four faire comprendre que l'œuvre pouvait demander un peu de temps encore, Swedenborg cite ce texte sacré : Elle [la vieille Église] avait une grande et haute muraille, douze portes, etc., ce qui, pour lui, signifie : Elle puisait sa doctrine dans le sens littéral de la sainte Parole. Cela veut dire pour nous en d'autres termes :

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chargé par ma mission d'exposer la nouvelle doctrine , le sens spirituel de la lettre des testes sacrés, toute mon œuvre n'est pas encore achevée. En effet, suivant Swedenborg douze signifie tout, et les portes étaient le symbole des connaissances. 11 en fallait beaucoup.

Le docteur Beyer, vrai philologue, avide d'instruction, avait parlé de Jacques lîuduno, cet abîme de la theosophie allemande de l'époque. Swedenborg lui répond qu'il ne peut pas le juger, vu qu'il ne l'a pas lu.

La lettre au prélat allemand ne fut pas aussi intime, et ne fut pas non plus reçue avec la même docilité. Elle provoqua, au contraire , au sein de cette existence si calme et si pure de Swedenborg, un des plus vifs d'entre les rares orages qui apparaissent dans sa vie.

Oetinger, qui avait traduit dès 17o'l> quelques écrits de Swedenborg, était en correspondance avec lui depuis dix ans. Le théosophe revenu à Stockholm trouva deux

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leesen doutes tranchés, — car le prélat étaitmalin, rude et fier autant que savant et pieux , — demandaient des explications plus claire;. Swedenborg lui répond, Que cinq de sesouvrages portent sur le titre les mots, d'après ce que faivu et entendu; qu'il en a publié sept autresqui n'excèdent pas snsemMt 1 une demi-feuille d'impression; qu'il vient de publier VAfiocahjpw recelée; qu'on peut y voir clairement qu'il parle avec les anges , le moindre verset de saint Jean ne pouvant pas être compris sans révélation; que les points de doctrine de la nouvelle Jérusalem ne peuvent être révélés que par le Seigneur seul et par celui à qui il les fait connaître.

Cela était clair et court. Swedenborg continue en ces

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