CATÉCHISÉ
à parler avec les douze apôtres, plutôt qu'avec Eros, par exemple, et demandez surtout à parler avec saint Paul, dont vous ne citez pas les épltres.
Sous la date du 11 novembre 1766, Swedenborg répond sur l'article des signes et des miracles qui devraient attester s;i rrission srlon son correspondant : « 11 n'y il plus aujourd'hui de signes ni de miracles, par la raison qu'ils contraignent et ne persuadent cependant pas intérieurement... Que produisirent les miracles du Seigneur devantla nation juive? — Elle le crucifia. — Le Seigneur paraîtrait aujourd'hui dans les nuées avec les anges et les trompettes, qu'il en serait de même... Ce qui est plus qu'un signe, c'est l'illumination. Et toutefois, quelque signe sera peut-être encore donné. »
11 paraît que Swedenborg fut particulièrement sensible à l'insinuation qu'on lui adressait sur saint Paul. Il n'admettait pas les écrits de saint Paul dans son canon, maisil admirait ses travaux apostoliques et son enseignement. «On demande, écrit-il, si je me suis entretenu avec les apûtresr — J'ai parlé avec saint Paul pendant toute une année [!] et entre autres sur ce qu'il écrit aux Romains sur la justification par la foi , sans les œuvres. »
C'est dans ce texte qu'on lit sur lu justification le principe que Swedenborg reprochait si vivement aux réformateurs du seizième siècle [chapitre III, 28]. Après la. citation, il continue en ces termes : « J'ai parlé Crois foin avec saint Jean, une fois avec Moïse, etc. — Quant aux Anges , voilà vingt - deux ans que je m'entretiens avec eux, et journellement encore; le Seigneur m'a associé avec eux. »
A la question un peu singulière du prélat, Pourquoi