NOUVEAUX
rant pour ce qui pouvait lui déplaire dans une lettre, il ne parait pas iivtiir répondu à celles, des deux philosophes allemands. 11 ne se laissa pas même attirer, pendant les premières années doses rapports avec Oetinger dans ce pays de WurtembeTg, jadis et plus tard encore une des terres classiques du merveilleux, une de celles que les habitants de l'autre monde visitaient le plus, et d'où l'on s'élançait le plus aisément , naguère encore, dans les régions les plus mystérieuses.
Quant à la Suède et au Danemarck, il ne fallait pas y sonjrer pour les publications projetas.
La France, que le Voyant avait déjà doux fois visitée et où les hommes les plus extraordinaires devaient obtenir les plus étonnants succès sur la fin du siècle , la France le tenta davantage. Sans avoir rien de commun ni dans sou but ni dans ses moyens avec les Mesmer , tes Saint-Germain ou les Cagliostro, qu'un accueil plein d'entraînement y attendait, il résolut de s'y rendre. Je nepense pas qu'il y eut des correspondances ni qu'il fut bien renseigné sur ce. qui s'y passait au moment où il y alla. Il ignorait qu'en ce moment même Marlinez de Pasqualis et sou élève Clauili.- Siiint-.Mnrt.iii y faisaient leur première apparition. Il l'aurait su , que la perspective de les rencontrer ne l'aurait pas ému. Il ne les eut ni recherchés ni bien accueillis , s'ils le recherchaient. Bien ne les rapprochait de ses desseins, et les leurs, leurs moyens du moins, n'avaient pas son approbation. Il voyait si facilement les esprits et les anges qu'il n'avait nul besoin de les évoquer par toutes ces cérémonies qui ennuyaient Saint-Martin lui-même; et ses doctrines étaient si différentes des leurs , dans tous les points