‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 140 sur 179 · CALOMNIES · texte numérisé non relu

CALOMNIES

gardaient rancune en raison des attaques qu'il avait dirigées contre eux dans un de ses écrits les plus répandus (Sur le jugement dernier) a pour démasquer, disait-il, leurs erreurs. » Or de telles vivacités étaient moins nécessaires li leur égard qu'ft l'égard de tous les autres. Aussi lui attirèrent-elles à Londres même les grossières calomnies d'un de ces enfants perdus qui se trouvent dans tous ks pu lii. Ces calomnies, il n'appartient pas à l'histoire de les ramasser dans la fange où il faudrait descendre pour les prendre, et les apologistes de Swedenborg auraient pu se dispenser de leur donner de l'écho en les réfutant avec autant de sérieux qu'ils i'ont fait. Mais Swedenborg eut tort de provoquer ses adversaires par ses vivacités ; si le théosophe d'Amboise nous choque en prodiguant au clergé de son temps des termes empruntés au Vocabulaire de la Révolution et de la Terreur même, à plus forte raison sommes-nous blessés par l'incandescence du théosophe de Stockholm, qui n'a pas pour excuse une terreur et une révolution, et qui occupe d'ailleurs dans l'échelle des saints et des anges un degré beaucoup plus élevé. Or plus un homme est élevé, plus ilest obligé; plus aussi il est aisé à calom-

ombres sur sou auréole. Swedenborg, par sa vie retirée, par ses écrits, par les récils de pérégi'inalions célestes qu'il y semait, par ses ravissements et ses extases dont il y eut tant de témoins, par la disposition même de son pavillon de Stockholm , par ses nombreux déplacements et son séjour en pays étrangers, — Swedenborg, disons-nous, prêtait aux bruits les plus [malveillants. Il y prétait même par sa boulé arrivée à la vraie bon-

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