‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 146 sur 179 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

lité d'en suivre un nuire. Les difficultés de sa situation, qui l'expliquent, sont aussi ce qui explique le mieux un fait qui me surprend davantage, j 'en tends l'absence de tous les membres de sa nombreuse famille dans ces graves moments et l'ignorance où celle-ci le laisse sur la mort de sa sœur.

II mourut au jour qu'il avait indiqué, le 29 mars 1772, quelques semaines avant le couronnement de son malheureux roi Gustave III, auquel son rang allait l'obliger d'aller rendre hommage à Stockholm, s'il vivait quelque temps de plus et qu'on a cru quelquefois enclin à sa profession de foi, comme le fut son frère le duc de Sudermauie, maïs avec moius de raison.

Ces doutes sur les convictions intimes se présentent d'ailleurs souvent dans l'histoire des nouvelles doctrines. Ils sont connus dans les annales de nos premiers siècles et ils s'élèvent même au sujet de l'auteur de cette lettre si curieuse que nous venons de produire. Férélius était-il Swedenborgien ou sur le point de le devenir? On dirait que non, tant il est réservé et en apparence plein d'attachement pour l'Église de Suède. Maison voit que ce n'est là que de la circonspection. En effet, il sait ce qu'il fait. 11 compare lui-même sa lettre au rapport, perdu pour nous, qu'il avait éeritsur Swedenborg par ordre du clergé assemblé à la diète. D'ailleurs un autre document, une lettre d'un sincère Swedenborgien, d'Hindmarsli , nous apprend « que Férélius lisait alors les écrits de Swedenborg et qu'il y est toujours resté attaché depuis, a

Lettre du 28 novembre 1786. (V. Revue de la Nouvelle Jérusalem, V,p.l72.)

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