‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 148 sur 179 · LE PORTRAIT · texte numérisé non relu

LE PORTRAIT

d'eux l'offre de faire connaître la vérité dans l'intérêt d'un homme vénéré, de déposer des faits devant le magistrat. En effet, le 24 novembre de ladite année, les époux Shearsmilh allèrent faire la déclaration : que Swedenborg avait conservé toutes ses facultés intellectuellesjusqu'àson dernier souffle, qu'ils avaient recueilli au jour et à l'heure qu'il leur avait annoncés plusieurs semaines d'avance ; que ics bruits contraires étaiententièrement faux.

Le tendre attachement que son hôte Sliearsmith lui portait se voit encore dans les détails intimes qu'il aimait à donner sur son compte. « Swedenborg, disaitil, était bel homme; il avait de beaux cheveux bruns, mais il portait la perruque classique de son temps. «

L'autre hôte de Swedenborg à Londres, Bergstrom, résumait son éloge en ces mots : «Il descendait souvent chez moi, menant avec moi vie commune dons ma maison ; et je n'ai jamais rien remarqué en lui qui ne fût très -intelligent et ne révélât un gentleman de line éduealion. Quelques-uus de ses amis parlaient contre lui, d'autres étaient pour lui ; quant à moi je le considérais comme un homme de grand sens et d'honneur. Très-bienveillant envers tous , il fut très-généreux s mon égard. »

Un motmainteuant sur l'extérieurde l'illustre Voyant. La forme de son front frappa le célèbre Flaxmann par des ondulations d'une délicatesse toute féminine, et à en juger par le portrait qu'on a de Swedenborg, son hôte ne s'exagérait pas la beauté de sa physionomie. On n'y trouve aucun de ces traits de haute mysticité qui caractérisent Jacques Boehme et Saint-Martin.

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