‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 173 sur 179 · LA PROPAGANDE · texte numérisé non relu

LA PROPAGANDE

On sait les prétcutious de Philon à l'illumination, et .;elies de Monfanus au titre et à la mission de paradet. On connaît les légendes dus disciples de Plotin sur l'intuition divine de celui-ci et le commerce auquel ils prétendaient avec les démons et les demonides ou les esprits féminins. J'ai hit ailleurs l'histoire des ambitions gnostiques, et chacun connaît les révélations et les vivons, les ravissement; et les extases des saints de nos premiers siècles ou -des saintes du moyen âge. Nous avons rappelé ci-dessus celles des mystiques et des théosophesde l'ère moderne, et raconté spécialement les hautes aspirations de Pasqualis, de Saint-Martin, du comte d'Hauterive , du conseiller d'Eckarthausen et de l'abbé Fournie, les uns cherchant le commerce avec les esprits, les autres jouissant de magnifiques apparitions. Tuut cela, depuis les iMi'i-liijiies jus:]ii':iii\ plus grandes merveilles du jour, est peu de' chose auprès de celles que Swedenborg nous fait connaître dans son Journal, et de ce qu'il décrit dans ses nombreux ouvrages sur ses entretiens célestes.

Aussi les résultats qu'il obtint et l'influence qu'il exerça sur son siècle dépassèrent-ils tout ce qu'ont fait les personnages que nous venons de nommer dans l'alinéa précédent. Pour l'apprécier définitivement, il faut donc mettre le jugement de l'histoire à côté de celui de la philosophie. Le nombre des sectateurs d'une doctrine ne prouve rien, il est vrai , en faveur de sa vérité, et la philosophie ne reconnaît pas do vote par assis et lever ; car s'il en était autrement, la vérité serait du côté de la majorité et le bouddhisme serait le système de la raison, puisqu'il comple plus de partisans que tout

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