L\ LIBERTÉ
guait un pou et qui ne satisfaisait personne, pas môme Wolf, le plus iidèle de ses disciples. Swedenborg qui touchait à i'ame dans tontes ses études sur le règne animal, si éminent dans les créations de la nature, ne put s'empechcr de vouloir se rendre un compte meilleur de ce problème.
Et si jamais la question de l'ame fut prise de haut, ce fut par lui.
11 commença par proclamer ce grand principe et cette belle règle, que, pour expliquer l'âme, il faut prendre le corps, le microcosme, le momie q;i V-llc habite; le secret ou la science de l'âme n'est que la. Mais ce n'est point par la voie synthétique , où l'on trouve et affirme ce qu'on veut, c'est bien par la voie analytique, où l'on constate et donne ce qu'on peut, qu'il faut procéder dans ce domaine.
Le grand mérite de Swedenborg dans la discussion de ces trois questions, c'est d'avoir aidé, au nom des faits, à rendre la liberté à la philosophie. En philosophie comme en politique, pour que la vie et le mouvement naturel reviennent, i! faut commencer par renverser le ik-i-potisme qui en arrête la circulation. Swedenborg s'impatientait avec raison de l'état de stagnation où trois autorités devenues excessives, flacon, Doscnrtes et Leibnitz, tenaient les esprits enchaînés, et Wolf eut raison de rendre hommage à celui qui travaillait si bien à la délivrance de la pensée. Swedenborg , il est vrai, ne trancha aucune de ces trois questions , et tout philosophe sait pourquoi, mais il les affranchit toutes trois.
11 eut le très-bon esprit de comprendre, eu ce qui concerne la dernière, que pour la traiter avec quelque
NOUVELLES ÉIUOËS.
espoir de succès, il fallait avoir lous les secrets de i'anatomie et de la physiologie, flelte persuasion le jela dans une série d'études et de travaux qu'il n'avait guère approfondis jusque-là, mais qu'il suivit jusqu'au bout.
Ses volumes publiés h Leipzig, il se rendit à Cassel, Sraalcalde, tfotha, Brunswick, Hambourg-, et arriva o Stockholm pour l'assemblée des états , en juillet 1734.
Son devoir accompli, la politique elle-même fut mise de côté pour des études de physiologie.
Swedenborg y employa une partie de l'année 1735, dans laquelle il perdit son père si tendrement vénéré. Cette année, il la passa en Suède, et sans doute, pour la raison dite, moins à Stockholm qu'à Skara.
S'cst-il rencontré ïi h cour avec ceux de nos savants que l'Académie des sciences envoya, cette année même, dans le Nord et que le roi de Suède accueillit avec tant de distinction?
Je ne trouve aucune mention du fait dans ses biographies, et c'est peut-être la mort de l'éïêque son père qui explique ce silence.