‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 30 sur 179 · CE QUI DEMEURE · texte numérisé non relu

CE QUI DEMEURE

des dieu* des commentaires révélant le vrai sens de ces symboles, de ces mythes et de ces allégories! C'eût été là un rôle qu'on eut pu comparer avec celui du voyant de Suède. Mai? tels que l'hi sloire férieusc* les dépeint, il n'y a pas plus d'analogie entre les deux œuvres qu'entre les deux hommes.

Toutefois un fait commun à tous deux, vrai pour l'un comme pour l'autre, et propre à nous tenir lieu de solution, ressort bien évident de leur comparaison. La grandeur de Soerate reste, que son démon soit uni! puétique fiction ou une hallucination. Il en est de même de Swedenborg. Sa grandeur, je veux dire sa pensée, reste, que sa qualité de médium élu de Dieu pour servir d'organe et d'interprète de la parole de Dieu auprès des hommes soit une pieuse fiction ou l'illusion la plus sincère. Sa doctrine, si complément exposée dans ses écrits, a sa valeur en elle-même; indépendante des visions citées à l'appui , elle est donnée dans les textes sacrés enfin compris. Tout homme de sens peut faire ce que fit le comte ilocpkcn, prendre la doclrine et laisser là les visions. La vraie question, pour tout le monde, est ceile-ci r Swedenborg a-t-il interprété les saintes Écritures mirut t|ui' les dix-huit ;Mes qui l'avaient précédé?

L'affirmative ne prouverait pas la mission qu'il s'attribue, mais elle serait un grand préjugé en sa faveur. La négative détruit sa mission , mais elle laisse debout sa doctrine et son œuvre. Sijcnomc trompe, c'est ainsi que la chose est entendue aujourd'hui parmi les membres les plus éclairés de sou école ou de l'Église de la nouvelle .léi'usalriu. Ko clll'i, le symbole arrêté par elle à Londres, à la grande assemblée de 1851 , comme ré-

sumant ses do-Jti-ii j-j= fi'inl.iiïii.'iituli.'ï, ne prend avis que dans les saintes écritures. Celles-ci sont interprélées, bien entendu, d'après les principes de Swedenborg, aux écrits de qui on renvoie à la fin du document ; mais dans le courant de l'exposé, seuls les textes sacres sont cités, et il y est fait abstraction des écrits, de la mission et des visions de Swedenborg, de son nom même, aussi CLiiiipléLment que si de tout cela il n'avait jamais rien existé.

A la place de l'étroite prétention d'adhérer à un homme, de celle de le justifier ou de le mettre à la suite des grands éci'ivuiiis thi christianisme, il. est, au contraire, deux tendances qui dominent tout dans ce document : c'est d'abord celle do présenter une doctrine tirée uniquement des textes sucrés ; c'est ensuite celle de la montrer conforme à la raison.

11 n'y a pas de meilleur moyen de satisfaire a la fois la vérité et la critique.

Les parts ainsi faites, la doctrine de Swedenborg dégagée de ses visions et sa mission divine dégagée de sa conception personnelle, en un mot sa personne ainsi rendue a la psychologie et a la critique, cette personne n'en demeure que plus in t Pressante. Mais il reste à résoudre ce problème, à savoir comment un tel homme est arrivé naturellement à un tel état, et s'il n'est pas plus facile et plus philosophique de déclarer cet état

Examinons les temps et les esprit; et voyons s'il n'y a pas dans la vie religieuse des générations contemporaines nui' e\ pi irai.ii m niii.uvelle de la métainorpliuse de notre théosophe.

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