CHAPITRE Vil I
— M-uitmiiL-clk tS: : -:ii5^:i..n ( :c VmW.it IVinit. - Ma.Lim.! Uiy, u .!.; la Mollu: d Fénrlon. — Mademoiselle de (Idlentierg cl M. de Salnl- Georges de Mîrmj. — Le comte de FldsOiDrln el le rhiileau du Hayn. — Madame la connesse de Ucrolt el Siini-Martin. — L'abbé Fournît! el le eouilc d'ihiilerire. — Les iiii:ila^it-ii a nié rie lires. — Paracclse el J. Bcehmo. — Porridge cl Jane Leade.
Pour mieux apprécier l'état de Swedenborg par les ;ul;il»s;ied cniiti.'iiipuraiiic? , l';iirun;-ttonrf d'itljoi'd de cetétal même une idée complète ; voyons Swedenborg dans les premiers effets et au début de sa nouvelle œuvre, do la troisième phase de sa vie si riche de travaux, de voyages et d'écrits de genres divers.
Les premier* effets de sa métamorphose, i! nous les décrit ainsi :
« A partir de ce jour je renonçai à toute occupation profane, pour no plus travailler qu'à des choses spirituelles et me dévouer aux ordres que j'avais reçus du Seigneur. »
Voilà îles pariilcs hieu claire- el bien neltes; impossible de s'y tromper. Hais est-ce bien de la prose? De tous
les poètes de ce bas monde les métaphysiciens et les Ihéosopliei ( il particulier sont les plus li:irdis, les plus poétiques en un mot. 11 ne faut donc pas prendre ces choses au pied de la let're. Swedenborg, loin do renoncer à toute occupation profane à partir du ce jour, qui reste inconnu, ou de cette année, qui est douteuse, car d'après ses indications mêmes on hésite entre 1743 et 174!i, quoique celte dernière nous paraisse la Traie, — loin de renoncer sur-le-champ à toute occupation profane , Swedenborg continua à remplir ses fonctions d'assesseur au collège des mines jusqu'en 1747.
Ce fut donc en principe ou en théorie seulement, ce ne fut pas en réalité qu'il travailla désormais aux choses spirituelles, pour se conformer aux ordres du Seigneur. Et certes, s'il y apporta quelque délai, il rattrapa bien le temps perdu, témoin la multitude de ses écrits et la rapidité avec laquelle ils se succédèrent.
Mais jusqu'à quel point cette consécration de sa personne à une œuvre morale et religieuse est-elle chose nouvelle?
Est-ce réellement une métamorphose dans sa vie?
D'ordinaire nu admet, que jusque-là sa vie, exelusivevement scientifique, ne devint autre qu'à la suite de sa fameuse vision, et qu'il n'est arrivé à Londres en 1745 que pour l'impression du dernier volume de son Itè'jnc animal. Mais il n'en est rien. Dès le commencement de 1743, il y fit paraître sur le « Culte et l'amour de Dieu » deux volumes qui contiennent n In luis le germe et la substance de toute la doctrine qu'il développa plus tard. C'est, pour parler avec un écrivain anglais, la Mililiiiiidiim du tout son stjitriiie ukiitr/itjite, c'est-à-