H 2 DUNSEN ET LE VOYANT
Dieu lui-même. En effet, Swedenborg, son journal le montre, friit partie du ciel. On l'y attend, on l'y appelle, il s'y sent chez lui, il y joue un grand rôle. Telle est désormais sa vie que le ciel le prête à la terre plutôt que la terre ne le prite au ciel.
Le litre des Arcanes célestes promet une grande familiarité avec le ciel et même avec les enfers , et il faut l'examiner en détail pour ne pas se faire de la nature du livre une idée fausse. Ce ne sont pas les arcanes de la magie, de la nécromancie ou de l'astrologie au service des sciences occultes qu'on y expose, ce sont les mystères du ciel dévoilés d'après l'Hmmre sainte. En effet, le véritable objet de ce long travail est de démontrer que la mission de l'auteur est nécissaire, qu'elle doit faire connaître le sens interne et spirituel de la parole de Dieu, que le sens littéral et naturel des deux premiers livres et du dernier des saintes Écritures doit être traduit mot à mot en son sens correspondant, intérieur et spirituel. Quand le baron Bunsen dit, il y a quelques années, que l'exégèse de Swedenborg était la plus ambitieuse et la plus renversée, et qu'il proposa de traduire la Bible de la langue sémitique en style japiiétique, il se doutait peu qu'il copiait l'illustre Voyant m sens inverse.
Mais n'est-ce qu'un commentaire de quelques textes hébreux que les Arcanes nous offrent?
Non, il y a antre chose que ce que fournissent les textes sacrés, interprétés par Swedenborg d'après le sens spirituel. L'auteur ne veut pas qu'on se trompe à ce sujet, et il ajoute expressément, au litre de son livre, ces mots : Ainsi que les merveilles, qui mit été vues dans le monde des Esprits et dans le ciel des anges.