‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 63 sur 179 · KANT · texte numérisé non relu

KANT

se. tnire pour qu'on lui attribuât la chose du monde la plus merveilleuse.

Rien ne manquerait peut-être au succès de ce tissu d'iivpotlièses assises sur iks lé;vnde>, nYjtaii'iil ces trois cireunstnuecs : la première, que Louis de Martcville n'a pas eu tle Libliulhi\[iiu secrète ; la seconde, qu'il u'a pas mis de quittance dans le Dictionnaire de Layle, et la troisième , qu'il n'a pas connu Swedenborg de son vivant.

L'éminent philosophe du grand siècle qui nous a formés, Kant, à qui un ensemble de phénomènes pareils ù ceux qui se produisaient dans la vie du Voyant de Stockholm ne pouvait échapper, discuta d'abord le fait do la quittance, comme il discuta celui de l'incendie, d'après le dire général qui circulait dans le Nord, dans son traité des Jicces d'un visionnaire. Il le reprit ensuite, après enquête, dans sa lettre à mademoiselle Charlotte de Knobloch, et par la manière dont il finit par en parler il lui donna un retentissement et une consistance que jamais ne lui eussent donnes les poètes et les diplomates seuls.

Aucune des grandes voix de la renommée ne fit donc défaut à la gloire de Swedenborg, la philosophie pas plus que la poésie et la diplomatie ; et s'il tenait à voir son iKiii) répt'-lé partons ;es échos de la loquace divinité, il pouvait être satisfait. Mais tout ce bruit pour un incendie qu'il avait décrit et pour une quittance trouvée à la suite d'un rêve de madame de Marteville ou pour une entrevue qu'il avait manque d'avoir avec feu son mari, le laissait assez indifférent. Il avait eu depuis seize ans bien des enfrevues avec des trépassés, de plus intéressantes cent fois que les deux mots échangés avec

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