L* DIÈTE DE
l'ancien ministre de Hollande à Stockholm, et dont personne n'avait parlé, le tout s'étant passé entre lui et ses interlocuteurs de l'autre monde. C'est à ces entrevues si instructives pour lui et dont sont pleins son Diarium et ses Adversaria gardés par-devers lui de son vivant, qu'il attachait du prix, ce n'est pas à ces faits extérieurs et vulgaires qui étonnaient le monde. Là, dans son commerce avec les esprits fit les anges, il y avait de quoi faire sa principale préoccupation. Cette communion avec le ciel devait même, dis:ùt-i! , te dispenser des pratiques du culte et de la participation nux sacrements de l'Église terrestre. S.i grande affaire, sa mission unique dans ce monde, c'était lu propuL-jitù.'ii de !a vraie doctrine des. saintes Écritures prises en leur sens spirituel. Tout son temps était dû à cette œuvre, et celte œuvre était l'objet constant de ses rédactions et de ses publications.
Les années 1760 et 1761 montrent une sorte de halte dans ses publications, mais non pas dans ses rédactions.
S'il imprima peu, c'est qu'il avait repris, a celte époque, un peu plus d'habitudes de société et d'homme de cour. C'est dans le courant de ces années qu'il reçut si gracieusement madame de Marteville et ses nobles amies; qu'il annonça, en société, la mort d'un prince étranger au moment même où it succombait ; qu'eurent lieu ses fameuses entrevues avec la reine, et qu'il prit aux travaux delà Diète-la part la plus active.
En effet, il figura de la manière la plus distinguée aux assemblées tenues en janvier 17G1. Il y présenta trois mémoires ou trois discours qui ont dû faire grande sensation. D,iu= le premier, composé pour l'ouverture