DE LA REINE
fort bien; mais la mémoire de la reine, qui ne fit ces confidences au comte qu'en 1771, n a-t-clle pas dans l'intervalle subi un de ces caprices qui s'expliquent, dans le jeu des facultés de l'âme et pour les faits de mémoire surtout, d'autant plus aisément qu'ils tiennent plus clroitement aux faits d'imagination?
Cela est très-probable. D'ailleurs la brièveté delà note delloepken ne permet pas de comparaison avec le récit si net et si détaillé de Swedenborg, .le dirai seulement que , pour expliquer le loilg sjjenee gardé par la reine sur la conférence, l'homme d'Etal nous dit, qu'elle n'a pas voulu passer pour avoir eu celte correspondance aux années où la Suède était en guerre avec la l'russe.
^académicien Thiébault n'a reçu les confidences de la reine qu'après le ministre : mais sa note, qui entre dans lesdétails, est beaucoup plu? importante et plus précise.
En voici la substance.
La reine, devenue veuve de Frédéric-Adolphe, et demourant à Berlin auprès de son Frère l'Yédérie le t irand, on en vint dans son cercle, où se trouvaient Tbiébault, Mérian et le comte de Schwerin, h parler de Swedenborg et n exprimer le désir de connuili'e l'opinion qu'on avait de Swedenborg dans son pays. Tbiébault raconta l'anecdote de la quittàlice de madame de Marteville. La reine alors prit la parole. « Très-peu disposée, dit-elle, à croire à de semblables merveilles, elle avait cependant voulu mettre Swedenborg à répreuve. Elle le prit a part un soir où il était venu à la cour et le pria de savoir de son frère J!e prince fluillirilOle était mort le 12 juin 17'JS), ce qu'il lui avait dit an moment de leur séparation à l'utsdam (quand elle se rendait à Sloelilwlm