‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 72 sur 179 · LE RÔLE DE SCHWËBIN · texte numérisé non relu

LE RÔLE DE SCHWËBIN

en lT4i, pour son mariage). Elle ajouta que c'était une

chose dénature à n'être redite il personne, ni pur elle ni par son frère. Quelques jours après, dans un moment où elle était engagée au jeu, Swedenborg vint demander à lui parler eu particulier, A l'observation, Qu'il pouvait parler devant tout le inonde, il répondit, Que ce qu'il avait à apprendre à la reine ne souffrait pas de témoins. Alors elle donna son jeu à une de ses dames, passa dans une pièce voisine avec Swedenborg, accompagnée du sénateur Schwerîn, qu'elle plaça à la porte, pendant que l'assesseur, arrivé avec elle an Tond de la pièce, lui dit le jour et l'heure où elle avait pris rongé de son frère, ajoutant que, les adieux faits, il l'avait rencontrée encore une fois en traversant la longue galerie de Charlottenbourg , l'avait prise par la main et l'avait conduite à une croisée où personne ne pouvait les entendre , et lui avait dit telles paroles que Swedenborg répéta. «

La reine ne dit pas ù son cercle quelles étaient ces paroles, dit Tliiébaidl [nous pensons que ces paroles sont la véritable raison du silence que Swedenborg garda vis-à-vis du public et de Kant]; mais elle interpella, ajoutc-t-il, le comte Schwerin sur l'authenticité de son récit. Et le rude courtisan se borna à répondre ces mots : Tout cala est vrai, Madame, ait moins en ce qui me concerne.

C'était répondre parfaitement , puisqu'il n'avait rien dù entendre. Et ce qui olfrc un sérieux intérêt duns tout cela, c'est la suffisante conformité du récit de Swedenborg, fait au général danois eu 1702 , avec le récit de la reine, fait soit en 1771, soit plus tord. La reine, dans son cercle, affecte sans nul duute un peu plus de

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