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à l'état futur des ornes impures et adultères; à des actualités du temps, par exemple, l'aberration des sciences naturelles « qui sont aujourd'hui, dit-il, comme les antipodes des sciences spirituelles. »
Sur toutes ces questions, Swedenborg fait ses notes au fur et à mesure qu'il en est instruit au moyen de ce qu'if voit et entend. Or, heureux privilégié, il voit et entend si facilement que safaculté de perception éclate en lui à la moindre occasion. « Autant de fois, écrit-il, que je prie la Prière du Seigneur, soir et matin, autant de fois à peu près je suis élevé dans la sphère intime; et cela se fait si sensiblement, qu'il ne se conçoit rien de plus sensible. »
« C'est ce qui m' arrive depuis plus de deux ans, mais avec changement. Il m'est alors insinué des explications sur le sens le plus intime de cette prière; mais la prière dite, je suis remis dans ma sphère ordinaire. »
Que s'est-il passé réellement dans le jeu de la pensée du narrateur pendant ses prières? Nul ne peut s'en rendre compte, puisqu'il n'a pas essayé de le faire luimême; mais ce qui est certain, c'est que nous étudions dans cet homme un organisme exceptionnel, douéd'uuc it'iisibilité ou d'une cxlatinté unique.
Pourdonner une idée de tout ce que son Journalofîre de choses qui ne ressemblent à rien de ce qu'on trouve ailleurs, il faudrait bien plus d'espace que nous n'en avons ici à notre disposition. J'en viens donc tout droit à ce que chacun cherche avant tout dans un journal intime de Swedenborg, à savoir : les extases, les visions, les voyages surnaturels et les conférences avec les esprits.
Le journal du Voyant ne nous donne pas tout cela à