‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 92 sur 179 · LA FRANCHISE · texte numérisé non relu

LA FRANCHISE

il fait abstraction du rang des personnages dont il parle, comme le prouvent ses notes sur la reine Christine, les rois Gustave- Adolphe, Charles XI, Charles XII.

11 fait aussi abstraction de ses sentiments les plus chert, (11 1 ivui) ;ii!ix-ri! piiti'i'jtiiim', ds: u'.'uiùliemeiil-i les plus vifs et les plus dévoués. Ainsi il dépeint sa nation telle qu'il la voit , avec une fidélité qui a dù le désoler. Après s'y être appliqué en toute conscience, il dit: « En résumé, la nation suédoise est pire que d'autres; c'est la pire de celles d'Europe, le peuple de Russie et celui d'Italie exceptés : car ils ne disent pas ce qu'ils pensent. »(N* 3048). Bien entendu, toutefois, qu'il ne s'agit pas des Suédois qui sont encore de ce monde, mais de ceux qui sont déjà de l'autre qu'il a visités.

Il rapporte aussi avec la mûmc douleur, je pense, mais avec la même franchise, l'état ou il a vu dans ces régions son ancien patron et ami Polheim, le père de la belle Émérance. Ce savant ingénieur, qui était devenu l'auteur de sa fortune en le présentant au roi Charles XII et qui l'aimait comme un père aime son fils, Polheim, avec qui il avait causé pendant qu'on l'enterrait et qui s'étonnait qu'on l'enterrât, se croyant vivant, Polheim n'est plus dans l'autre monde qu'un savant égaré. « Comme il a beaucoup réfléchi dans sa vie, mais uniquement aux choses mécaniques et physiques, il est rcslé le même après sn mort. 11 a fait de là des applications d'apparences et de visions, il s'est fait habile magicien ! »

On dirait « des ombres de laquais qui, avec des ombres de brosses, frottent des ombres de carrosses. »

Ce n'est pas tout encore. — k II s'est lié avec les so-

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