‹ Emmerich, cours de morale mis en actionChapitre 13 sur 25 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

l'éducation.

PtRE Emmerîch avait fait de vainà eiForts pour avoir quelques renseignemens sur les parens de soa pupille : dans le voyage qu'il avait fait à son ancien ^domicile^ il prit avec lui la montre et la boîte sur laquelle était un portrait de femme en miniature ; il avait montré ce portrait à tout le monde , au comte j à son ami Bornwald surtout ^ qui voyageait beaucoup pour son commerce } il lui 'en avait même fait faire ^ne i)Opie^ et l'avait prié de ne rien négliger pour découvrir quelque chose

à ce sujet.^ on quelqu'un qui eut connu l'original de cette peintuM 9 loiais $ed recbiepclies ayant été sans succès ^ il regarda dés^ors cet en&nt comme lui appartenant uniquement^ et en conséquence il ne songea pius^ qu'à cultiver se« vertus #t ses con<^ naissances. Cet intérêt ne fut paa même refroidi par là naissance d'une charmante petite fille ^ dont Marie accoucihâ tme année apKs qu'ila furent étid>lis dans la grsoide ferme. Cet événement inattendu lescombla Au joie ; Marie 9 occupée de ses der.

Toirs de nom^rice / san^ en aimejq fifeoins «Mt petit Emmaricti , eut moina le tempt de Je ^ater^ et ^on mad put suivre aon pl^^ d'éducation sâni être îCoAtrarié^ • ,r ^ .

: Ce plan étak fort simple i^o»

n'était pasr:Qelui de l'ancienne éduea-»

tion^ qui^ à&xce devchàtimensifûsa^

t^ BMM£RICH,

entrer boa gré mal gré ^ dans la tête' des malheureux enfans^ une foule de mots .qu'ils ne comprenaient pas ; ce n'était pas non plus la nourelle, ^i n'apprend rien qu'en jouant^ et superficiellement. Père £mmeric]i cultivait sans la cbarger ^ la mémoire de son élève y et s'attachait surtout à metti:e' le plus d'ordre possible dans l^outes ses études^ persuadé que c'est }e s^ul moyen de ne pas les cwi* fondre. Dès sa plus ténèbre enfance , lorsqu'il apprenait à lire y c'était toujours à la même heure y et jamais plus d'une demi^heune ^ idaiis la. suite , âes leçc^ns furent plus li^ngues^ et bientôt le jeune g^rçèitfut occupa bnit hèure^^par jodr a ses r études ^ sans en être du tout fatigua; Le reste du temps était cônsacmi ;aux récréations,* mais ces jeux se p^slsiaient jH?u jours soi^s les yeâic de ,pèré^

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Emmerich /qui était ^ comme on le sait^ Faim des enfans^ et se plaisait à ériger leurs amusemens d'une ma^ nière utile pour l'agilité , l'adresse ou la force. D'autres fois Emmerick faisait ayec son fils une promenade y et leur entretien était une source d'ins-^ trnctîon ; ou bien il lui faisait répéter ce qu'il âTait appris par cœur la veille. L'expérience avait appris à père Emmerich que~ l'on n'oublie presque jamais entièrement ce qu'on a appris dans son enfance j il pouvait oncore conjuguer facilement des verbes latins et grecs que son père lui faisait apprendre, et il avait quelquefois de la peine à construire grammaticalement une phrase dans les langues vivantes qu'il avait apprises plus tard. L'étude de la grammaire dans toutes les langues mortes et vivantes , fut done

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une de celles qu'il voulut que Penfant ^t avec soin , Tmie aida l'autre ; plus il en apprenait ^ plus il y trou« ▼ait de facilité , et à l'âge de douzâ ans Emmericir savait , outre le latin et le grec ^ le français, l'anglaijs, J'ita*lien et l'espagnx)! aussi l>iè|i que père Ëmmerich les savais lui-^meme. Ea général ,/7èreEminericli qui.^vait eu beaucoup d'enfans , loin d'oublier ce €|u'il avait appris dans sa jeunesse^ y avait ajouté autant qu'il l'avait pu, iet surtout par le jugeaient et U réflexion. Tout en fai^nt étudier «on fils adoptif , il se remit au cou* rant des études ; il retrouva dans sa têtjs une foule de connaissances qui i^'étaient effacées /et fl ap{)rit à son ^lè ve tout ce qu'il sayait. Aux langues succédèrent les niatkématlqi^es , le ^dessin , l'histoire ^ancienne et mor 4ern6, et la géogrepbie s'y joi^nâ

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liaturellement ; Tint ensuite , coxnmê délassement, un cours d'histoire na-^ tarelle et de botaniique , et autant dé physique qu'on peut çn apprendre sans instrumens. 11 voulut qu'il cultivât surtout avec soin l'écriture et Va^ rithmétique , parce qu'avec ces deux talens^ disait^il, on est toujours sûr de pouvoir gagner sa vie sans être à charge à personne , et le ciel sait dans quelle situation: se ti^uveira Emmerich ^ lorsqu'il aura perdu soii protecteur y et quel vent le poussera et le balottera siTr l'océan du monde, i^ère Emmerich , dans ùiie éducation aussi soignée /n'eut garde de négliger la première des études , la plus nécessaire à l'honomte dans tous les états, celle de la religion; il n'avait même cessé de s'en occuper depuis que l'enfant pouvait fixer son attention sur quelque chose ; ^ais

la^e^m aussi il ayait son système. II commença par élever Pâme de Tcd- §asntr k son créateur , au Dieu bon et tout-puissant ^ par la contenqilation 4e ses œuvres ; de^^^la il s'âevait souvent aux preuves de l'immortaHté àe Famé. Père Emmericb^pour tout ce qui regardait les dogmes , se contenta de lui faire lire l'évangile avec soîn^ sans y ajouter la moindre chose ; ^%, lorsque le jeune homme lui faisait quelques questions, il lui répondait, je n'en sais làrdessus pas plus que vous n'en pouvez savoir f voilà le livre saint que le rédem.pteur lui-même a laissé aux hommes ; sans jdoute il n'a pas voulu qu'ils en sussent davantage , et c'est l'offenser que de vouloir pénétrer plus loin f' car l'honune faible et borné ne peut rien savoir avec certitude. La mox^e conteijiue dons ce saint livre est

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parfaite^ et ne peut étr^ que* Fou* Trage d'an Dieu; smy<His4a eiLac* tément^ etnou^ en serons récom-^ pensée : Toilà tout ce qu'il noair importe de saycnr. Il ne lui parla donc point des différentes religions ^ et il ne lui fit point décider entre Luther et Calvin.

Enfin ilarriva à seize ans sans qu'ai»eun événement eût troublé la tranquillité de la famille; je ne parlerai pas même des tracasseries que lui 1^ saient ^ dans toutes les occasions ^ M. le surintendant Balthaasar Schwégérus, qui avait pris en horreur ^^àre Ëmme«* rich j depuis qu'il s'était chargé du petit enfant trouvé ; cette conduite était trop différente dé la sienne pour qu'il pût la pardonner. U avait repris avec assez de plaisir ses deux louis rognés ; mais , par une contrariété naturelle à l'esprit humain^ il

était offensé, qu'on Içs lui eût rendu9v L'estiine , la considération . même ^ que. tout le monde, témoignait au paysan philosophe y étaient pour lui jone injure mortelle ; la pauvreté de cette odieuse famille le consolak quelquefois ; mais , lorsqu'il les rk établis dans une bonne' ferme et~ne manqu^mt de rien , sa rag^ secretie fut à son comble ^ et il chercbii toutes les^ occasions de leur nuire ; mails elles n'étaient pas faciles k tr(WTer y la yie simple y tranquille ti vertueuse de père Ëmmerichne donnait aucune prise à l'envie ou à la calomnie. Le seigneur d'Hellerzea mourut y et la terre passa à son frère «adet , jeune homme aimable y ins*truit y qui sentit bientôt tout le mérite d'un pasteur comme M. Jacobsen^ et d'un vassal comme père Emmerich; il les vit souvent y les^ protégea dans

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totiieft^ lés occasions ^ et; prit' si Ti« vf^xoeiil leur parti vis*àfr-vis du suriii»* tQodantyqué celui-di ne voiilut plus risquer de déplaii^e à un.barpii qvflî avait un grand crédit à la cour du prince. Les juges et les avocats dé* testaicRt toujours /^ère Emmerich ; mais y à la suite de quelques propos ^ te baron ôta la place au plus méchant^ iâ donna à un, Winnétft , homme -, qui fut d*accord avec phre Emmerich pour tuer, le plus de procès possible j les autres envieux furent contenus , et père Emmerich ne fut plus troublé par la malignité. 'Son fils adoptif ne lui laissait rien à désirer pour le caractère et les connaissances^ mais il n'avait aucune idée des hommes du mondes et, comme il pouvait être appelé à y vivre , /?ère Entmerich jugea qu'il était temps de les lui faire connaître > et se décida à le mener L 9

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dans ttne grande TiUe^ et à le mettre dans une' école publique. Nous allons reprendre hs^ine y et nou» prions nos lecteurs d'eu faire autant^

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