EMME&ICH
' prédestination j etc. y etc. ^ tombait des nues^ et ne saTait ce qu^il entendait.
Ce qui le surprenait le plus^ c'est que dans leui'S vives disputes sur toutes ces choses , chacun des disputans citait la. bible pour et contre son opinion ; Emmerich pensait à son cher nouveau testament qu'il savait presque par cœur^ et n'y trouvait aucun de ces grands mots sur les* quels il était si difficile de s'accorder ; il avait peine à s'empêcher de tire y en entendant ces dignitaires de l'église s'appeler entr'eux trèsrdigne, très^respectaUe ^ et jse . disputer avec aigreur et colère sur la bible ^ ou ils auraient du trouver tant de préceptes de' doucem* y de patience , de vraie charité ^ sur lesquels il n'y avait pas à disputer* Emmerich les écoutait avec une extrême atten« tiou; dans l'espoir de parvenir à les
comprendre; mais ce fut bien iim(ile»
ce . Bon Dieu ^ dit-il un soir du tec-r » teur lorsqu'ils furent partis , est*ce » donc pour cela que tant de mil- » lions d'hommes se; sont égorgés?
j» Estrce pour' se disputer sur des » mots 9 que Dieu adonné à l'homme » une religion si belle et si simple^ N fondée sur l'amour de notre éréarr n teur et de notre proehain? Et c^ B qui m'indigne le pjLus , contînua-lril ji ayec feu , c'est qu'ils séiablent i> précisément choisir . pour . leurs n disputes^ les sujets qui répugnent n le plus à la raison humaine ^ Il et qui par conséquent dégradent H le plus la nature humaine. J'ai » entendu les prêtres, det troi% n différentes sectes de la rèligioui » chrétienne , les catholiques , . le# X} luthériens, et les calvinistes^ se » déchaîner avfc acharnement pour
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» des clioses qui ne touebent en n rien au fond de la religion , et se 19 condamner à l'enfer mutuellement^ n quoi(C[u'ils croient au même Dieu n et au inème rédempteur ; est-il jf possible?. • • • yi Ici le recteur lui Init la main sur la bouche, u Je M pense comme toi^ mon fils; et je n sais quelles, conséquences on poùr- » rait tirer de tes réflexions sur ce n sujet important ; mais il yaut ndeux )» se taire , et respecter en silence H tout ce qtd tient à cette man tière.. Au reste ^ il y a partout des )>..homines yiolens et entêtés ^ qui N s'éehauffent dans leurs discours y I» et font tort à ta cause qu'ils dé^ » fendent. Je t'ai fait entendre d'à-* n bord le père prieur y le pasteur n Gert'oiSy et notre doyen ^ q^i sont )» tous les û^is un peili d2a1s.ce genre , )> et ne SdTcnt pas parler de leurs
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10 '^dogmes san» se mettre en, fàrexir ; !>: Mais je t en ferai connaître d'autres » qui rectifieront tes idées ,■ et que yî tu ne pourras t'empêclier d'estî- » mep comme- vra^ et bons guides » des fidèles cc^nfiés à leurs soins ^ et n qui s'attachent plus à enseigner » la doctrine des saintes écritures , » qu'à expliquer les^ dogmes inex-^ » plicables ^ et que Dieu n'a pas » voulu que l'homme' connût. Il » y a des choses A dairément et >> si simplement énoncées dans la >î> bible , que nous devons , croire » que lorsqu'il se rencontre quelque î> <à>scurité, quelque chose qui nous )» paraît difficile à expliquer, Dieu •» l'a voulu ainsi ; nous devons rcs^ » pecter ce mystère , et ne pât }» chercher à Tapprofondir , de peur n de nous égarer et de lui dé- » plaire. »
Mon père m'a toujours paillé ainsi , dit Emmerich, et yoilà pourquoi je suis si surpris d'entendre les ministres de la religion ne s'occuper que de ces choses mystépieuses ^ qui ne sont pas à la portée de l'homme y et qui le seraient si Dieu avait jugé que l'homme dût lesr.savoir ; un mystère n'en est plus tm dès qu'on peut le découvrir^ disait souvent mon père.
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