‹ Emmerich, cours de morale mis en actionChapitre 5 sur 25 · XMfUEKlCiÊ · texte numérisé non relu

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quelques avocats et quelques pas- ;teurs des environs^ car .celui d'Hellenen înème était un digne homme, très-saTant , et -qui faisait grand cas ; du fermier ; mais les juges , et les -avocats surtout^ ne ppuTaient lui ■pardonner de tuer tous les jours quelque procès , et de leur voler . ainsi ^disaientrils, leurs honoraires.

Les ecclésiastiques du voisinage , -cntr'autres un révérend Puhsst , ministre de Rhodan , déclamait hautement contre lui, et l'avait dé^ nonce au surintendant Schwégérus comme un philosophe , et même un athée. Ce n'est pas qu'il n'allât à l'église lorsqu^ilen avait le temps | ou que. des maux de tête violens auxquels il étaii sujet , le lui permeltaiont ; mais , comme les paysans n'ont de libre que le dimanche , il était souvent / détourné 4'aU^i^ au

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temple (d'ailleurs assez éloigné de sa maison) , par quelque bonne oeuvre à faire; il allait pendant ce temps^là soigner les malades y ou faire l'office de pasteur à côté de leur lit, en leur lisant' des prières ou un sermon : d'autres fois il écrivait un mémoire pour arranger quelque affaire. Mais M. Puhsst et ses confrères n'en disaient pas moins que c'était un homme sans religion et sans foi , qui ne fréquentait pas assidûment les saintes assemblées , et blâmait le culte établi. Il est vrai qu'une fois il avait dit qu'il préférait le culte anglican, et que les prières et litanies de ce culte lui paraissaient plus belles et mieux composées qùè celles dont les pasteurs faisaient usage.

Une autre fpis il vanta le cbant doux , égal et harmonieux de la secte

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des Moraves ; il assura que ee chant élevait beaucoup plus Famé à Dieu , et l'attendrissait plus que les cris aigus et discordaus des ^il* lageoia.

Il n'en avait pas plus fallu au clergé des environs , pour déclarer que c'était un homme très-dangereux , qui dénigrait le culte reçu, et qui peut-^tre était dans Famé un presby^ térien > un morwe , un catholixjue.

Mais- Ëinmetich, cofeinu et respecté de ses "voisins et de son pasteur, s'embarrassait peu de ces calomnies, et n'en allait pas moins son train accoutiuné, se disputait bravement >vea eux quand il en avait l'occasion, et les réduisait souvent au silence.

Pendant plusieurs années il passa une vie si tranquille , si occupée et si douce,, qu'il assurait à sa femme

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^e jamais il n'arâit été plus heureux y et Marie pensaijt de même ; mais le'mâdheur vint les accabler de nouveau , et d'une manière bien plus^ criiefie que là première foi&j ils n'avaient pèrdii ijaé lear fortune^ et cette fois ce fut leurs enfâns.

L'alné ^ languissant depuis longtemps , succomba enfin à une ma« ladie incurable : la petite vérole leur enleva bientôt les trois enfans qui leur restaient; en moins d'un mois ils furent tous' morts. Tout n'était pas encore dése^éré , Marie était enceinte^ et accoucha peu après d'un garçon très-faible^ et qui se ressentait des chagrins que sa mère avait eus pendant qu'elle le portait ; il ne vécut que trois se^ maines ^ et fat remplacé dix mois après par le pauvre petit enfant que nous venons d'y introduire , qui L 4 • '.

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renouyela d'abord yiyêmeut la dou-, leur de la pauvre mk^e\ mais qui ^ ensuite^ lui fut une ôonsqlatiou.

Yoilà tout ce <{u'il eçt nécessaire dé savoir sur le père Emmerich; .ainsi nous sUons jpiasser au çliapitre iuiYaut. , .

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