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accélération du pouls et de la respiration, gesticulations, mouvements convulsifs des mains et des bras : « Quelquefois, dit ‘ DARWIN, la souffrance renaît pas accès et se transforme en un véritable paroxysme d’affliction, il en résulte des contractions des muscles respiratoires et quelque chose d’analogue à ce qu'on a appelé le globus hystericus, monte à la gorge ». JAMES admet également l’intrication, la succession ou la concomitance des deux formes.
La force dynamométrique ne change pas dans les mélancolies actives (DUMAS).
La joie
L'organisme tout entier semble participer au sentiment de bien-être et de puissance, à la richesse et à la rapidité apparente des opérations mentales : le sujet se sent plus alerte, plus vif et plus fort dans ses mouvements. Il en est ainsi dans la forme la plus caractéristique et la plus fréquente de la joie : la joie active. Elle produit à la fois une hyperactivité motrice et une élévation du tonus musculaire: « l’exaltation fonctionnelle des nerfs et des muscles volontaires fait que l’homme joyeux se sent léger, comme tous ceux dont les muscles sont puissants. Il sent le besoin de se mouvoir, il s’agite avec promptitude et vivacité, il gesticule avec force » (LANGE). La mimique participe de cette hypertonie; les traits du visage sont souriants par contraction des muscles éleveurs de la face.
DUMAS a constaté chez des sujets en état d’excitation légère un gain de la puissance musculaire, traduit par une augmen- tation de la force dynamométrique et une amplitude plus grande des mouvements volontaires.
La joie passive est plus rare et moins connue. DUMAS estime que l’on peut considérer comme tels : la béatitude des malades déments ou idiots qui paraissent perpétuellement satisfaits et Souriants ainsi que l’état de joie extatique de certains mystiques. Il s’agit en fait, dans le premier cas d’un état euphorique sans contenu psychique bien déterminé; MIGNARD a étudié cet état sous le nom de joie passive. Pour la seconde