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Le malade de SCHARFETTER et SEEGER tombait sur n'importe quel effet de surprise.
Pouvons-nous faire entrer dans le groupe des causes affectives la surprise causée par un bruit soudain et violent, mais neutre affectivement ? (malade d'AJURIAGUERRA et ‘ZABOROW- SKI, malade de MANKOWSKI).
La surprise ne semble pas être le seul élément efficace, LHER- MITTE remarque chez son malade que seules agissent les émotions agréables; la teinte émotionnelle est capitale chez certains malades (action exclusive des mauvaises nouvelles par exemple, comme nous l’avons vu ci-dessus).
Il faut d’ailleurs reconnaître que la surprise ne se retrouve pas toujours dans l’émotion qui a décienché l'accès, certains malades en évoquant un souvenir pénible, les causes émotionnelles d’une crise antérieure par exemple, peuvent présenter un nouvel accès : le malade de SOMMER lorsqu'il rappelait avoir eu une crise au moment de frapper son enfant, le malade d'AJU- RIAGUERRA et ZABOROWSKI au moment d’un vol d’aliments. Si le malade revit en quelque mesure, l’état émotionnel passé, il n’éprouve aucune surprise en se remémorant un fait déjà connu.
Dans le cas de crises subintrantes observé par AJURIAGUERRA et ZABOROWSKI, l’état émotionnel créé par ia situation inhabituelle d’un examen médical agit sur une longue durée en créant des crises subintrantes, il n’y a plus aucune action de la surprise dans un tel cas. l
Il en est de même lorsque le malade redoute une action difficile ou pénible à accomplir, l’appréhension crée le trouble émotionnel. Nous voyons plusieurs cas de ce genre : le malade du cas 1 de WILSON se sentait atteint de faiblesse quand on le regardait jouer au football et la faiblesse atteignait justement la partie du corps intéressée dans l’action (jambe par exemple) ; crise au moment d’un coup difficile au billard (SOMMER) ; d’un travail difficile (REDLICH). Le malade dans ce cas se contraint à exécuter une action qu’il redoute. Les cas de lutte et de contrainte morale semblent devoir en être rapprochés : un malade de ROTHFELD avait un accès lorsqu'il devait s'imposer une attitude correcte « auprès d’une dame pour laquelle il éprouvait
les sentiments les plus vifs »; dans plusieurs observations, c’est lorsque le malade lutte pour éviter un accès narcoleptique, que se produit l’accès cataplectique. LEVIN fait remarquer que dans ce cas, le sujet n'échappe que partiellement à l’ensemble des processus inhibiteurs hypniques, l’inhibition atteindrait seule les centres moteurs de l'écorce. Peut-on supposer que dans les cas immédiatement précédents, de contrainte morale ou physique, il se développe un processus inhibiteur ?
Parmi les causes émotionnelles, on inclut les sensations telles que l’orgasme au cours du coït et de la masturbation. ROTH- FELD en particulier a étudié l’orgasmolepsie ainsi qu’il nomme cette forme de cataplexie; il en a observé plusieurs cas dont l’un, de cataplexie isolée, avait des accès avec perte partielle du tonus (ehute brutale de la mâchoire) uniquement au cours du coït, les autres malades présentaient aussi des accès cataplectiques au moment du rire, et par ailleurs des accès narcoleptiques; chez l’un se produisait parfois une perte de conscience passagère au cours des accès hypotoniques et ROTHFELD rapproche cas cas du Lachschag d'OPPENHEIM; le diagnostic d’épilepsie peut-être évoqué (perte de conscience}. L'accès se produisait généralement au début de l’éjaculation et durait pendant le temps de ceile-ci; parfois se produisait une interruption de l’acte sexuel, ou s’il continuait, un des malades remarque qu’il n’éprouvait pas la sensation normalement correspondante, alors qu’au cours de l’accès cataplectique dû au rire, l’hi-
larité persistait et c’est seulement lorsqu'elle He Que le malade pouvait se relever.
Nous trouvons des cas semblables dans quelques autres
observations (cas 2 de LEVIN : chute des mâchoires durant l’orgasme).
Il faut rappeler que la perte de conscience avec hypotonie peut survenir chez des individus par ailleurs bien portants. CRICHTLEY cite le cas de RESTIF DE LA BRETONNE qui présenta
une perte de conscience sitôt après son premier rapport sexuel à l’âge de douze ans.
Nous avons isolé l'étude du rire, car on peut se demander si c’est par un processus sensiblement analogue à celui de