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Dans l’athétose FOERSTER a montré leur rôle dans le déclenchement des mouvements anormaux; toutes les variations affectives, joie, peur, agitation, intérêt pour un événement quelconque, les augmentent au plus haut point; au contraire, quand le malade est dans un état d’indifférence affective, le jeu des mouvements est beaucoup plus limité. Les impressions sensibles et sensorielles agissent. de même. La peur peut faire cesser tous les mouvements. Les spasmes toniques de l’athétose sont également modifiés dans leur apparition par l’état affectif.
L'influence des variations psychiques sur les spasmes et sur le torticolis spasmodique, en particulier, a été étudiée par Mox- NIER d’après ses propres observations et les travaux antérieurs de GOLDSTEIN et BORNSTEIN, et de QUADFASEL et KRAYENBUHL. Les impressions désagréables, le fait de se sentir observé, d’être abordé, la colère, la mauvaise humeur, l'ennui, le surmenage intellectuel, les spectacles déplaisants ont une action aggravante, tandis que le spasme est atténué par l’euphorie, le calme intérieur, le bien-être dû à la solitude et aux distractions intérieures. MONNIER 2 en outre observé chez deux de ses malades l’apparition du torticolis spasmodique à l’occasion d'états affectifs pénibles (soucis professionnels chez l’un, panne de moto dans la rue chez l’autre).
Chez les Parkinsoniens ont été observés divers phénomènes du même type : KELLER note chez un malade habituellement akinétique un brusque sursaut lorsqu'on l’abordait même paisiblement.
Dans le cas de Clovis VINCENT et CHAVANY, le malade, ancien encéphalitique, présentait une raideur constante qui s’exagérait sous forme de crises toniques rappelant la tétanie (main d’accoucheur, attitude de flexion et extension du corps) ; parmi d’autres causes telles que le froid, la fatigue, le travail musculaire, parfois la faradisation, l'émotion pouvait provoquer ces crises. Les auteurs éliminent le diagnostic de crises pithiatiques en rappelant la parenté de ces faits avec d'autres phénomènes paroxystiques apparus chez les Parkinsoniens, la persistance de la contracture produite par faradisation sur le trapèze, l'impossibilité de reproduire volontairement certaines attitudes.
LEVIN fait rentrer dans le cadre de l’hypertonie affective l’hémitonie apoplectique de BECHTEREW; cet auteur a souligné que le spasme tonique des extrémités de l’hémicorps qui apparait spontanément sur un fond d’hémiparésie survenue brusquement peut saisir le malade après toute émotion même la plus légère; malheureusement, il n’insiste pas sur ce point et ne donne aucun exemple précis. Cette affection que BECHTEREW attribue à une lésion probable du corps strié a été observée par lui et par d’autres auteurs (STERLING) à la suite d’une encéphalite épidémique.
La malade de KELLER que cite LEVIN présente le double intérêt d’avoir été observée par l’auteur durant la crise et d’avoir présenté une sensibilité particulière à de multiples excitants. Il s'agissait, d’après KELLER, d’une atteinte strio-pallidale après traumatisme obstétrical (agitation choréiforme, pied en varus équin bilatéral, atrophie du mollet droit, absence de mouvements associés à la marche) ; au momert de la crise, l’enfant devenait raide, prenait la pose d’une ballerine sur la pointe du pied, en opistotonos, les bras collés au corps; la chute se produisait alors; ni mouvements cloniques, ni perte de conscience. Outre les stimuli affectifs, louanges, gronderies, tout effet de surprise produisait le paroxysme hypertonique : nouvelle d’un événement quelconque, vue de cartes postales dont le coloris et le contenu la frappait; il en était de même des excitations optiques et acoustiques.
Certaines formes ont été rapprochées des crises de nature hystérique; deux observations méritent d’être exposées, le rapport des facteurs émotionnels avec l’hypertonie étant évident. La première, celle de NiGris concerne un malade ayant subi un traumatisme cranien, la seconde est due à TINEL, BA- RUK et LAMACHE.
Le malade observé par DE NiGRis présentait des crises d’hypertonie paroxystique, que l’auteur fait entrer avec raison dans le cadre du syndrome décrit par LÉVIN. Le malade âgé de 37 ans avait été blessé en 1917 au vertex du crâne; son