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blancs et 15.000 esclaves

Mais sous radmiiiistration directe, la situation économique se développa rapidement. Poivre, le célèbre intendant, introduisit dans les îles la culture des épices dont jusque-là les Hollandais avaient jalousement gardé le monopole aux Moluques. Cette culture précieuse vint s’ajouter à celle du café, importée de Moka eu 1717.

1, Il ii’en est malheureusement plus de même aujourd’hui. Après deux siècles de colonisation, la fièvre paludéenne a éclaté à la Réunion et à Maurice et elle s’y maintient dans presque toutes les localités. 11 faut à jirésent monter dans les hauteurs de la Réunion pour trouver la salubrité pour laquelle celte ile a été si longtemps réputée.

En 1788, d’après Raynal, on comptait dans la colonie 7.833 l)lancs do tout àg'e et de tout sexe, 919 noirs on mulâtres libres et 37.265 esclaves.

La Révolution eut son C()ntre-C(.»n]> dans les îles et leur ré^'ime se ressentit des variations consl iintionnelles de la Métropole. Tonterois, nue des consé(piences essentielles du princi])e d’égalité, la suppression de l’esclavage, no ])iil prévaloir contre les intérêts économicpies des deux colonies. Les délégués du Directoire, dél)ar(piés à Port-Lt)iiis le 18 juillet 1796 pour proclamer la libération dns esclaves sans indemnité, furent immédiatement apprébendés et récmbar(piés poni' France. . . via Manille.

Les antoi'ités locales avaient agi avec llair. l^ors(pi’après un long voyage

les délégués rentrèi'ont enlin en France, le Consulat avait succédé an Directoire. Sons cette période et celle de l’Empire riiistoire des îles ra])pelle ce (pi’elle était sons le gonvernenient de La Ronrdonnais. La guerre avec l’Angleterre domine et al)Sorbe tout. Ce fut l’apogée de rim])ortance stra1égi([ne de Maurice. L’île so3ur, elle (comment l’appeler autrement pnis([ne dans cette ])ériode elle cbange constamment de nom, la Réunion en 1793 en souvenir d’une fête de la Révolution, Ronapartc en 1806), est réduite.' de nouveau à son rôle de grenier.

Pendant ce temps nos corsaires célèbres, les Surconf, les Lemaire, les Contances , etc., font de Maurice la base de leurs andacienses opérations contre la marine marchande de l’Angleten'c, infligeant an commerce de nos ennemis des pertes considérables. Une vaste expédition fut préparée contre les Mascareignes.

Bois de Fer et Grand Natte.

Rodrigue succomba la première.

Puis en juillet 1810, ceint Roni'bon (pii capitula ajirès un violent combat engagé sur la Plaine delà Redoute, au-dessus de Saint-Denis. L’i'xpédition , heureuse jusf]U('-là, échoua devant File de France, dans le célèbre comliat dn Crand Port,

il)

MADAGASCAU.

dont Bouvet sortit victorieux contre des forces ]»ien supérieures, niais elle se reforma à Ifodrigne. Le 3 décembre 1810, la colonie capitula entre les mains du général Aliercrombie.

Le traité de Paris du 30 mai 1814, mit fin à la domination exclusive des Anglais sur les iMascarcignes. Maurice, jierdant son nom d’ile de France, fut conservée par l’Angleterre en raison de sa grande importance stratégique et commerciale comme escale de la route des Indes. La Réunion nous fut rétrocédée et dès lors son histoire n’est pins qu’administrative.

Mais Inenlôt, le train se remettant en marclic, une surprise, pour le voyageur non averti, vient interrompre le cours de ces évocations du passé, inspirées par cette première balte à la Possession, ipii n’est pins, anjonrd’lmi, qu’un pauvre petit village de pécbenrs.

Cette surprise se présente sous la forme d’un immense tunnel creusé dans les roches liasaltiipies plongeant à pic dans la mer qu’elles dominent à nue grande

bantenr. Ce tunnel, avec deux de 150 mètres, et l’antre de 500 des 20 kilomètres qui séparent mètres et demi de tunnel à la Cenis n’en a que douze et celui à peine! Ce n’est pas un des ménage cette petite colonie des immense ouvrage d’art évoquant notre vieux monde.

La question des travaux pnimportantes que la Réunion présente Le cliemin de fer sur lequel 1882. — La voie ferrée et les traavaient conté 20 millions.

Le port de la Pointe des Galets

petites portions à ciel ouvert, l’ime mètres, couvre plus de la moitié le Port de Saint-Denis. Dix kilo- Réunion alors que celui du Montdii Saint-Gotbard Ini-méme quinze moindres étonnements que nous antipodes que l’existence de cet les entreprises analogues de

blics est d’ailleurs une des plus an point de vue économique, nous roulons fut inauguré en vaux d’art qu’elle a nécessités

en a conté 31.

Aloès bleu. — La Réunion.

L’État a’arantissait aux concessionnaires une l'ccelte annnellc net le de

1.925.000 francs, compris la sid)ventiou de IGO.OOO ipie la colonie s’étail cugai^'éc à leur verser pendant trente ans. En échange, l’Etat devait recevoir do 37 à 47 O/o des recettes ])rntes.

Mais, à la suite de Inen des vicissitudes, le 1“‘’ janvier 1888, la déchéance des concessionnaires fut prononcée et le chemin de 1er et le port devinrent propriété de l’Etat.

iVnjourd’hni, cette donl)le entreprise ne coûterait rien à la Métropole, les recettes d’exploitation et la subvention coloniale de 1(50.000 francs snllisant à couvrir les dépenses d’exploitation et d’entretien ainsi que celles provenant des travaux neufs et dos grosses réparations. Mais il reste à la charge de l’Etat le service des obligations garanties, l'it c’est une charge considérable jmisqn’elle dépasse

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