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12 octobre. — La malade se déclare très satisfaite ; elle
a pu dormir sans être réveillée par ses douleurs, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps, dit-elle.
On continue la cryogénine à la même dose. :
17 octobre. — Les douleurs n’ont pas reparu ; on cesse
la cryogénine ; ce médicament avait provoqué l’augmen-
tation des sueurs, surtout les premiers jours; il n'y a
jamais eu de phénomènes d’intolérance.
5 novembre. — Les douleurs ont réapparu depuis quelques jours ; la cryogénine est employée avec le même succès que précédemment.
OBSERVATION XVIII (Due à l’obligeance de M. le Professeur Carrière.)
Tuberculose pulmonaire à la première période. Algies diverses, calmées par la cryogénine.
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Tuberculose à la première période au sommet droit. Température — 38‘5.
Elle se plaint de crampes nocturnes dans leS mollets, de douleurs fulgurantes et constrictives au niveau des poignets et des mains, d'hyperesthésie des biceps, des jumeaux, et des adducteurs des cuisses. Ces douleurs ont résisté à l’antipyrine, à l’acétanilide.
On donne contre la fièvre 0 gr. 50 de cryogénine : la température tombe à 37. Le second jour, les douleurs se calment. Le troisième jour, elles disparaissent.
Trois semaines après, on suspend la cryogénine: les douleurs reparaissent quatre ou cinq jours après. On donne à nouveau 0 gr. 45 de cryogénine : les douleurs se calment.
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OBSERVATION XIX (Due à l’obligeance de M. le professeur Carrière.)
Tuberculose pulmonaire à marche torpide, arrivée à la deuxième période.
Algies diverses, calmées par la cryogénine.
Robert D..…., 10 ans, est atteint depuis un an de tuberculose pulmonaire à marche torpide, arrivée actuellement à la deuxième période. Les deux sommets sont atteints. Rien aux autres viscères.
Il se plaint de crampes; de douleurs spontanées au niveau des mollets; de douleurs fulgurantes dans les pieds.
On lui donne 0 gr. 50 de cryogénine en trois prises pro die. Après trois jours, les douleurs se calment et disparaissent. |
Au bout de huit jours, on cesse la cryogénine: les douleurs reparaissent. On donne de nouveau 0 gr. 45 de cryogénine ; les douleurs disparaissent
OBSERVATION XX (Due à l’obligeance de M. le professeur Carrière.)
Tuberculose pulmonaire à la deuxième période. Algies diverses, calmées par la cryogénine.
Jean R..., 15 ans.
Tuberculose pulmonaire à la deuxième période, au sommet gauche. [nfiltration sans ramollissement au sommet droit.
I se plaint de douleurs erratiques au cou et à la nuque ; sensation de constriction thoracique, de douleurs sternales très vives.
ER On donne la cryogénine à la dose de 0,40 centigrammés pro die en trois prises. En quarante-huit heures, ces douleurs, très pénibles, se calment, en même temps que la température tombe de 390 à 376. Le troisième jour, elles ont disparu complètement. Elles n’ont plus reparu depuis
même après cessation de la cryogénine qui avait été continuée pendant quinze jours.
OBSERVATION XXI (Due à l'obligeance de M. le professeur Carrière.)
Tuberculose pulmonaire à marche rapide, arrivée à la troisième période.
Douleur thoracique calmée par la cryogénine.
Marguerite D..., 12 ans.
Est atteinte de tuberculose pulmonaire à la troisième période, marche rapide. Les deux sommets sont atteints.
L'état général est mauvais. L'appétit est mauvais, il n’y pas de troubles digestifs. Fièvre élevée : 390-397,5.
Le pouls est fréquent, — 124. Rien au cœur, ni aux reins. Rate et foie normaux.
La malade se plaint d'une violente douleur sous l’omoplate droite, ne présentant pas les caractères névralgiques.
On donne 0,60 centigrammes de cryogénine pour abattre la température : on obtient en effet une chute à 380. Mais en même temps on constate une disparition absolue de la douleur précitée.
On continue l'administration de la cryogénine qui maintient la température aux environs de 38°; la douleur ne reparut plus.
La mort survint deux mois après.
A l’autopsie, le professeur Carrière ne trouva pas de névrite périphérique au lieu de la douleur.
LES Pin