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injecté 65 centimètres cubes de glycérine iodoformée.
Une question se pose maintenant. La pratique des: injections iodoformées doit-elle modifier le reste du traitement de l’arthrite tuberculeuse ?
Il est d’abord des chirurgiens qui emploient les préparations iodoformées, concurremment avec d’autres méthodes; ainsi Calot commence le traitement par des injections de naphtol campbhré, et n’emploie l’éther 1odoformé qu'après sept ou huit injections de naphtol.
Mikuliez emploie d’abord la méthode de Bier, engorgement veineux obtenu par l'application d’une bande caoutchoutée à la racine du membre, et ne commence les injections qu’au bout de huit ouquinze jours.
Nous ne pouvons que signaler cette pratique, car nous n'avons aucun document qui nous permette de la recommander ou de la critiquer.
Un point plus important est de savoir quelle conduite on doit tenir relativement aux positions vicieuses.
Calot et Dulac recommandent de ne pas faire de suite le redressement des positions vicieuses, Mikuliez et Henlé, au contraire, conseillent de les corriger d’abord et de ne commencer les injections qu’au bout de huit ou quinze Jours.
L'observation que nous avons signalée plus haut, dans laquelle un redressement, cependant facile, du genou, accompagné d’injections de glycérine iodoformée, a déterminé des accidents ayant nécessité plus tard la résection, semble bien démontrer en effet qu’il ne faut pas faire des injections au moment où l’on cherche, soit par des manœuvres brusques, soit par
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l'extension continue, à corriger une position vicieuse. Il nous semble préférable d'obtenir d’abord ce résultat par les moyens appropriés, quitte à faire plus tard des injections si elles paraissent indiquées.
Dans l'intervalle des injections, le membre est recouvert d’un bandage compressif aseptique ; puis, la série des injections étant terminée, c’est-à-dire après une injection intra-articulaire ou bien quatre ou cinq injections périarticulaires, on reprend le traitement de la tumeur blanche par les méthodes habituelles, par l’immobilisation dans un appareil approprié.
Notons en passant que MM. Lucas-Championnière et Callot ont conseillé récemment de faire la mobilisation hâtive du membre, au bout de quatre à six semaines seulement de traitement. Nous donnons cette opinion sous la responsabilité de ces auteurs, mais 1l nous semble, quant à nous, que cette manière de faire ne doit pas être sans dangers, car cette mobilisation précoce, assurément bonne dans les traumatismes et dans certaines formes déterminées d’arthrites, risque d’avoir de très grands inconvénients si elle est appliquée à un membre porteur d'une arthrite tuberculeuse non encore complètement guérie. Or, nous savons qu'il faut plus de quatre à six semaines pour guérir une arthrite tuberculeuse.
Nous terminerons enfin ce chapitre par quelques considérations sur l’action des injections 1odoformées. Au point de vue bactériologique pur, l’action de l'iodoforme sur le bacille de la tuberculose n’est pas des plus nettes. Behring a montré que le bacille de la tuber-
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