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culose ne croît pas dans une solution d'iodoforme. Tilanus Troje, Tangle, ont étudié l’action des vapeurs d'iode sur le bacille de la tuberculose : il fallait six jours pour arrêter les bacilles dans leur croissance. Au bout de quatre semaines ils étaient encore capables de se reproduire, etil fallait cinquante jours pour qu'ils fussent tués.
D'autre part, les expériences sur les animaux ont montré qu'en injectant des bacilles mélangés à de liodoforme, l'infection n’était absolument pas arrêtée (Baumgarten, Troje et Tangle, Rovsing).
Il semble donc, tant par la bactériologie que par l’expérimentation, que l’iodoforme n'ait à peu près pas d'action sur le bacille de la tuberculose.
Mais, d’autre part, la clinique montre que les injections de glycérine iodoformée exercent une action très réelle sur les lésions tuberculeuses. Ainsi Bruns et Nauwerck ont montré que les bacilles disparaissaient de la paroi des abcès traités ; de même les recherches de Stubeurauch et Vaustokum montrent qu’au bout d’un certain temps, un abcès traité par l’iodoforme ne contient plus de bacilles virulents.
Il y a donc opposition entre l’expérimentation et la clinique. Il est pourtant certain que c’est l’iodoforme qui est en cause et non pas la glycérine, puisque ces deux derniers expérimentateurs ont fait des recherches avec des solutions gommeuses ou des solutions dans l’éther, et ont obtenu les mêmes résultats.
Henlé fait trois hypothèses. Il se demande d’abord si l’action n’est pas due à un corps résultant d’une transformation chimique, et notamment à l'iode à l’état
0 N c naissant. De nombreux auteurs, entre autres de Ruyter, Behring, ont montré qu’une semblable décomposition de l’iodoforme se produit quand il est mis en présence des produits bactériens.
La deuxième explication serait de penser à une atténuation de la virulence des microbes, résultant de ce que les produits chimiques de défense qui se trouvent dans les cellules sont augmentés. On a trouvé qu’une action de cet ordre s'exécute bien pour certains microbes, par exemple le tétanos, la diphtérie, le staphylocoque, mais Venturi n'a pas pu constater un effet analogue par rapport au bacille tuberculeux.
Enfin, la troisième explication consiste à dire que les tissus seraient favorablement influencés par l’iodoforme, produisant une action locale analogue à celle que produit le traitement général sur l'organisme en général.
Stubeurauch a particulièrement défendu cette opinion. Il rapporte l'observation d’un abcès qui, traité antérieurement par l’iodoforme, fut ensuite extirpé.
La paroi de cet abcès présentait les caractères de guérison indiqués par Bruns et Nauwerck, et cependant des bacilles virulents. Il semblerait donc probable que les injections iodoformées n'exercent pas une action directe sur le bacille de la tuberculose, mais qu'elles agissent plutôt en transformant les tissus tuberculeux et que la disparition des bacilles serait seulement consécutive.