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On peut dire la mème chose des injections de glycérine 1odoformée.
Elles paraissent avoir donné, entre les mains de Wieland, de Bruns et Mikuliez de très beaux succès chez les enfants et nous en avons des exemples. Il faut remarquer toutefois que tous les exemples que nous pouvons donner s'appliquent à des cas au début et que nous ne pouvons pas apporter de conclusions personnelles relatives au traitement par ce procédé des formes graves et anciennes.
1. Chez les enfants, les indications des injections seront donc très larges, parce que non seulement elles pourront trouver leur application dans le traitement proprement dit de l’arthrite, mais encore elles pourront être employées comme un très bon adjuvant des opéraüons sanglantes conservatrices et partielles que lon est souvent autorisé à faire. À ce propos Dulac dit, dans sa thèse, que dans ces cas, les injections modificatrices rendent encore des services : d'abord comme préparation à l'intervention en modifiant le terrain, en l’aseptisant, comme traitement préopératoire ; ensuite comme complément de l'intervention, comme traitement post-opératoire.
2. Chez les adultes les indications nous paraissent beaucoup plus restreintes. Assurément, chez eux, il faut bien tenter, au début d’une arthrite tuberculeuse, le traitement conservateur, et nous dirons même plus loin que les hydarthroses tuberculeuses sont, même chez l'adulte, parfaitement justiciables de cette méthode.
Mais si l’arthrite paraît résister à l'emploi suffisamment prolongé de ces méthodes conservatrices, la
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EN de queslion devient alors différente. Sans doute, en prolongeant ce traitement conservateur, il est possible d'aboutir à un résultat, mais celui-ci demandera pour se produire beaucoup de temps, comme nous avons pu le constater dans un grand nombre d’observations publiées par Bruns et Brigel, et Henlé ne cache pas, et c'est même un grave reproche qu’il fait à la méthode, que la guérison n’a souvent été obtenue qu'après un an, un an et demi et plus de traitement, bien que dans quelques cas le séjour à l'hôpital de ces malades guéris n'ait pas dépassé deux mois et demi.
Le résultat présente en outre un certain aléa, car nul ne peut faire d'avance le pronostic exact d'une tumeur blanche. Au contraire, les résections typiques donnent, pour la plupart des articulations, lorsqu'elles sont faites en observant rigoureusement les règles de la méthode sous-périostée, des résultats fonctionnels aussi bons et parfois même supérieurs à ceux que pourrait donner le {traitement conservateur.
En outre, le malade en s’y soumettant, fait une économie de temps véritablement importante.
Pour ces raisons, 1l nous semble que chez les adultes les indications des injections 1odoformées resteront assez restreintes.
Elles auront pour elles les formes tout à fait au début, les formes à évolution lente comme l’hydarthrose tuberculeuse, et enfin les cas dans lesquels, en raison de la multiplicité des lésions, ou bien encore à cause de l'existence de lésions viscérales importantes, poumon, rein, péritoine, intesun, elc., 1l n’est pas possible de songer à une opération radicale et où l’on doit,
ses coûte que coûte, s’en tenir au moins provisoirement au traitement palliatif.
Nous sommes sur ce point parfaitement d'accord avec Brigel qui, dans treize de ses cas, a dû recourir de force à cette méthode à cause de la présence de foyers tuberculeux multiples.
3. Enfin, chez les vieillards les condo sont encore différentes.
Ici l’intervention, que l’on peut proposer dans la plupart des cas, n’est plus guère représentée que par l’amputation.
D’autre part, la tuberculose à souvent une marche torpide à évolution lente. Dans ces conditions il doit être permis d’essayer pendant un temps relativement long la méthode conservatrice et d'en poursuivre l'emploi jusqu'au moment où la lésion représente un danger véritable pour celui qui en est porteur.
Rappelons d’ailleurs que Henlé, assez souvent, a eu de bons résultats chez les vieillards : 69 à 70 pour 100.
II. Considérations suivant l'articulation atteinte. — Toutes les articulations semblent à priori être justiciables de cette méthode, et elle paraît donner des résultats sensiblement égaux pour toutes.
C’est ce qu’on trouve à peu près chez tous les auteurs qui ont employé les injections 1odoformées. Cependant pour être complet, nous devons dire que Henlé préfère et pratique la résection pour l’articulation du genou chez l'adulte, surtout si l’état de l’articulation ne permet pas d'espérer un genou mobile par la méthode
conservatrice.
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