‹ Emploi des injections iodoformées dans le traitement des arthrites tuberculeusesChapitre 15 sur 33 · SR PA PO · texte numérisé non relu

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Si la rotule se trouve fixée, selon lui, il ne faut pas s’attarder, mais faire d'emblée la résection, car la méthode conservatrice est, dit-il :

1° Moins rapide;

2° Aboutit souvent à l’'ankylose, avec un résultat fonctionnel moins bon qu'avec la résection.

Sur 42 cas 1l a fait 33 fois la résection.

Il n’y a que pour les enfants qu'il préconise le traitement conservateur, et les données fournies par la clinique de Mikuliez lui confirment ce fait déjà connu, que ce sont les sujets âgés de moins de quinze ans qui guérissent le mieux et avec les plus beaux résultats.

Nous ne discuterons pas 1c1 la question de la résection plus ou moins hâtive au cours de la coxalgie, question qui a été encore discutée récemment à la Société de chirurgie. La question pour nous est la suivante :

Etant donnée une coxalgie en évolution, suppure ou non, tandis que nous faisons l’immobilisation, est-ce que nous chercherons à faire des injections iodoforméés dans l'articulation ou à son voisinage immédiat ?

Un certain nombre d’auteurs en ont fait; Wieland en particulier en rapporte des exemples et ne semble pas s’en trouver mal. Nous ne pouvonspas, quant ànous, rapporter d'observations personnelles, et il nous semble qu'il doit être assez malaisé de pénétrer dans une articulation à une pareille profondeur, et de bien savoir ce

que l’on fait.

IIT. Au point de vue des formes, nous distinguerons

plusieurs cas :

1° L’hydarthrose luberculeuse est une des formes où la méthode trouve son indication absolue, parce que les altérations sont purement synoviales, et que celte forme de tuberculose à marche lente a une certaine tendance à guérir seule. On favorise beaucoup la guérison par ce moyen, et tout le monde est d'accord au point de vue de la nécessité de poursuivre longtemps le traitement conservateur.

Nous avons du reste des observations dans lesquelles l'épanchement a disparu très rapidement et ne s'est pas reproduit. Les injections iodoformées dans ces cas ne sont donc pas discutables.

2° Formes fonqueuses. — Dans ces formes au début les injections trouvent encore leurs principales indications. Nous rapportons plusieurs cas dans lesquels on à vu, à la suite d’injections iodoformées peu nombreuses, des masses fongueuses disparaître comme par enchantement, l’articulation reprendre son volume normal, les mouvements se rétablir presque complètement. Done, d’une façon générale les injections sont très bien dans le cadre des arthrites fongueuses.

3° Dans les arfhriles tuberculeuses sèches, dont le type est la carie sèche de l’épaule, nous ne connaissons pas d'observation où cette méthode ait été employée.

Il nous semble à priori que les lésions osseuses étant très prodominantes dans cette forme, la glycérine 1odoformée doit avoir une bien faible influence sur l’évolution des lésions ; aussi croyons-nous que si on peut y recourir au début, il ne faudra pas lrop cependant retarder l’intervention sanglante.

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