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4° Dans les formes avec abcés périarticulaires, plusieurs des chirurgiens que nous avons cités font encore des injections.
Nous pensons qu'ici on ne peut pas donner de conclusions fermes, parce que cela dépend beaucoup du siège de la lésion, de l’âge du malade, de l’état général, etc. Il est sûr que de semblables formes d’'arthrites peuvent guérir par la méthode conservatrice, mais il est sûr aussi que, dans bien des cas, on sera obligé d’en arriver à une intervention sanglante, qui donnera, en moins de temps, un résultat fonctionnel aussi satisfaisant.
5° On peut dire la même chose des formes fistuleuses, en faisant remarquer en outre que c’est dans ces for mes que les injections de glycérine iodoformée donnent les résultats les moins beaux, et qu'il ne faudra, par conséquent, y recourir que lorsque, pour d’autres raisons, on croira devoir laisser de côté les intervenlions sanglantes.
En somme, nous considérons la glycérine iodoformée comme convenant surtout aux formes légères et de début. Nous n'avons pas de faits assez démonstratifs pour soutenir que cette méthode doit augmenter, dans une proportion importante, le champ du traitement conservaleur.
Dans le traitement post-opératoire des résections et des opérations atypiques, on pourra encore recourir à la glycérine iodoformée, en suivant la même technique que dans les formes fistuleuses.
Nous venons de voir que les indications des injections de glycérine iodoformée sont en somme les indi-
CRE cations du traitement conservateur, et, de fait, dans toute notre thèse, nous avons considéré les injections comme étant simplement une partie de ce traitement.
On pourrait se demander maintenant quelle place elles occupent dans la longue liste des moyens conservateurs employés.
L’immobilisation et la compression, qui sont la base même du traitement de toute arthrite tuberculeuse, conservent ici leur place au premier rang, et nous n'avons pas assez de foi dans l’action spécifique de la glycérine 1odoformée pour nous prononcer contre ces méthodes qui ont fait leurs preuves depuis longtemps. D'ailleurs elles peuvent très bien être employées concurremment avec les injections, et c’est ainsi qu'il a été procédé dans les observations que nous rapportons.
La comparaison serait plutôt à établir entre les injections de glycérine iodoformée et les autres moyens d'action interstitielle, au premier rang desquels se place l’ignipuncture. Celle-ci est encore un bon moyen, et, Jusqu'à ces derniers mois, M. Nové-Josserand y avait recours d’une façon constante. Il a semblé cependant que son action soit moins sûre que celle de la glycérine, et nous rapportons notamment deux cas, où l'ignipuncture n'ayant produit qu'une amélioration peu considérable, la guérison fut amenée très vite par la glycérine 1odoformée.
C’est à la suite de ces faits que M. Nové-Josserand en a généralisé l'emploi, et, pour le moment, son impression est bien que ia glycérine 1odoformée agit plus vite et plus sûrement que n'importe quel autre agent modificateur.